Menaces djihadistes à Kafolo : Le moment est venu de redoubler de vigilance, selon Nouveau Réveil

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Kafolo, le nom devient célèbre. Ce lundi 12 avril 2021, un communiqué émanant de l'État-Major général des armées a annoncé «une détonation d'une décharge explosive au passage d'un véhicule de la gendarmerie ».

La menace djihadiste a fini par braquer tous les feux sur cette petite localité dans le septentrion ivoirien. La peur y gagne du terrain et la psychose enfle. Il semble qu'on est encore loin de s'imaginer que le serpent est mort. Alors qu'on paraît être à bout de l'ennemi, une surprise advient.

 Au regard de ces assauts terroristes, selon Nouveau Réveil, il y a lieu de s'inquiéter. Et le moment est venu de redoubler de vigilance. Pour rappel, il y a un an déjà que dure cette situation qui a commencé dans la nuit du 10 au 11 juin 2020, une première attaque contre le poste-frontière entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, qui a fait 14 morts dans les rangs des soldats Ivoiriens. Bien qu'on ait annoncé, quelques semaines après, l'arrestation djihadiste du chef commando. 

L'ennemi récidive le lundi 29 mars 2021 fait des morts. Une double attaque à Kafolo et Téhini fait 6 morts: 2 militaires et un gendarme ainsi que 3 terroristes. Selon l'armée, cette attaque « est le fait d'une soixantaine de terroristes lourdement armés venant du Burkina Faso. »

Aux dires, du quotidien, les djihadistes débordent d'inventivité et sont imprévisibles. Jamais d'indices sur leurs cibles. Ils ne frappent jamais en un seul endroit. Et ils tapent toujours « là où ça fait mal ». Alors que l'attention est portée sur Kafolo, d'autres localités peuvent être visées. Indiquant c'est une guerre qui est déclarée à la Côte d'Ivoire. Le journal invite tous les organismes civils et militaires chargés d'assurer la sécurité et l'intégrité du territoire à se mettre en branle.

La Côte d'Ivoire semble-t-il, paie le prix de la porosité de ses frontières. Il préconise qu'on mette le focus sur tous les postes-frontières tout en renforçant la sécurité intérieure. En effet, l'attaque meurtrière de Grand-Bassam a montré qu'il y a un travail sécuritaire à faire au niveau des plages. Les hôtels et grands espaces, auparavant, qui ont érigé des postes sécuritaires ont fini par baisser la garde. On se passe des contrôles et fouilles.

Alors, il tire la sonnette d'alarme sur cette menace réelle, sur cet ennemi qui est là et à nos portes. Il revient selon le quotidien, au Gouvernement et au Conseil National de Sécurité (CNS) de rassurer les populations. La Côte d'Ivoire a les moyens matériels, humains, financiers d'assurer sa propre sécurité. Il suffit, parait-il d'y mettre la volonté.

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