Comprendre le dopage

SieurKouame

Le dopage représente un usage, souvent illicite, de substances ou de procédés particuliers dans le but d’améliorer une performance ou une résistance à l’effort.

La notion de dopage humain est souvent évoquée à propos de la pratique du sport. Parce que l’usage de produits dopants porte atteinte à l’éthique sportive et met en danger la santé, voire la vie, de l’athlète qui y recourt, de nombreuses instances nationales et internationales comme Comité international olympique ont pris des mesures préventives, notamment la rédaction de listes de produits interdits, qui varient cependant d’un pays à l’autre et d’une fédération à l’autre. Mais une harmonisation un « code antidopage » est entré en vigueur le 1er janvier 2000 et qui définit le dopage comme contraire aux principes de l’olympisme et en interdit en conséquence la pratique.

Nous avons différents types de produits dopants :

D'abord les substances dopantes :

Il existe cinq classes de substances interdites : les stimulants, les narcotiques, les stéroïdes anabolisants, les diurétiques et les hormones peptidiques et glycoprotéiques.

Enfin les méthodes interdites :

Le dopage sanguin, qui consiste en une autotransfusion, juste avant la compétition, de sang prélevé au cours des semaines précédentes, est interdit. Cette méthode permet l’augmentation de la concentration sanguine en globules rouges, une meilleure oxygénation des muscles et des organes et donc une endurance accrue. Elle entraîne cependant une modification de la viscosité sanguine et donc des risques importants d’accident cardio-vasculaire (voir maladies cardio-vasculaires).

L’entraînement en altitude et le séjour en caisson hyperbare (où la pression est supérieure à la pression atmosphérique) provoquent des effets similaires, quoique moins spectaculaires. La première méthode est bien entendu autorisée, tandis que la seconde est formellement interdite, même si les fraudes sont bien difficiles à détecter. Au-delà du problème du dépistage, ce point précis met en lumière la limite parfois très floue qui existe entre un entraînement (trop) bien conduit et une conduite dopante.

De même, toutes les manipulations pharmacologiques, chimiques ou physiques permettant de modifier l’état des échantillons d’urine sont prohibées. Il est, par exemple, interdit de se soumettre avant le contrôle à une perfusion massive de liquide physiologique destinée à clarifier les urines et à modifier la concentration dans le sang et les urines d’éventuels produits dopants.


Il existe aussi des substances soumises à certaines restrictions :

Certaines substances, telles que les anesthésiques locaux, les corticoïdes et les bêtabloquants, sont autorisées, mais leur utilisation doit être motivée par l’état de santé de l’athlète. L’alcool et la marijuana ne sont pas interdits en tant que tels, mais leur usage est généralement réprouvé par les fédérations sportives.

L’usage de ces substances soumises à restriction pose souvent la question du suivi médical de l’athlète et de ses limites. Faut-il par exemple, comme c’est le cas aujourd’hui, autoriser un athlète blessé à poursuivre une compétition en recevant une injection intra-articulaire de produits anesthésiques ou de corticoïdes, au risque de voir ses lésions s’aggraver ? Ou faut-il lui interdire l’accès à des soins permettant de le soulager tant qu’il n’a pas cessé l’épreuve dans laquelle il est engagé ?


Pour endiguer ce phénomène, il faut de la prévention mais aussi un contrôle accru :


A travers des analyses urinaires et sanguines :

Les contrôles anti-dopage se fondent essentiellement sur l’analyse des urines. Cette méthode a prouvé son efficacité dans la détection des substances exogènes que le corps humain n’est pas capable de synthétiser. Cependant, l’analyse des urines n’est pas toujours fiable : l’usage des diurétiques, ou de certaines autres substances, permet de masquer la prise de molécules beaucoup moins anodines, et il existe de nombreuses manipulations possibles, telles que l’échange, la dilution ou la dissimulation d’urines, qui permettent d’échapper au contrôle.

Dans le cas de dopage sanguin ou de prise de molécules déjà présentes dans le corps humain, l’analyse des urines se révèle souvent inefficace. Lorsque la discrimination entre substances présentes naturellement et substances apportées artificiellement est impossible, toutes les analyses, d’urine comme de sang, se révèlent inefficaces. Il est toujours possible de fixer artificiellement des seuils considérés comme « normaux », toutefois cette pratique revient souvent à instaurer une sorte de dopage « légal ». Enfin, rien n’empêche l’athlète d’utiliser une substance tout juste issue de la recherche, non encore classée parmi les produits interdits et donc non encore recherchée.

La prévention :

Pour lutter plus efficacement contre le dopage, et prévenir les conduites dopantes, en particulier chez les jeunes sportifs, le ministère de la Jeunesse et des Sports a entamé une vaste campagne de prévention, insistant à la fois sur l’aspect amoral du dopage, les dangers physiques et les sanctions de plus en plus sévères encourus. Les contrôles sont désormais systématiques lors des grandes compétitions, et leur encadrement de plus en plus sévère. Des tests inopinés sont également effectués régulièrement dans les grands clubs et au cours des entraînements. Enfin, une loi, promulguée en mars 1999, rend obligatoire le suivi médical de tous les sportifs, instaure et encadre le suivi biologique des athlètes de haut niveau, précise les contours de la justification thérapeutique des substances soumises à certaines restrictions, et incite les fédérations à alléger les calendriers sportifs.

SieurKouame operanews-external@opera.com