Charles Dosso: "la promesse divine du retour triomphal de Gbagbo sera bel et bien tenue"

Dan_Opeli

Charles Dosso, ex-secrétaire d'État chargé des victimes de guerre du dernier gouvernement Gbagbo


Charles Dosso est convaincu que le retour de Laurent Gbagbo s'inscrit dans un plan tracé par Dieu et qu'aucune personne ne peut le contrarier impunément. "Ils oublient ou feignent d’oublier que cette journée sera inédite. En réalité, au-delà de la célébration du retour du président Laurent Gbagbo, ce jour-là sera le jour du Seigneur. Il s’agira de célébrer la victoire du bien sur le mal, le triomphe de la lumière sur les ténèbres : célébration du Dieu des faibles qui a pris pitié de notre détresse et nous a secouru en nous rendant notre chef, déjouant tous les pièges ennemis.Ce sera la fin d’une époque et le début d’une nouvelle. Nul ne pourra s’y opposer", prophétise l'ex-secrétaire d'Etat chargé des victimes de guerre du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo dans une déclaration dont nous avons reçu copie.

"La promesse divine du retour triomphal de l’élu de Dieu sur la terre de ses aïeux sera bel et bien tenue!Le Pouvoir Ouattara devra s’y faire(...). Sensibilisé ou pas, Dieu s’est déterminé à mettre le peuple ivoirien debout", ajoute Charles Dosso.

L'ex-responsonble de la section ENS de la FESCI a tenu à faire cette mise au point pleine de foi divine après le constat de deux faits qu'il croit être des manœuvres pour "briser l'enthousiasme du peuple ivoirien qui s'affaire à accueillir en fanfare"l'ex-Président: les manifestations des victimes de guerre conduites par Issiaka Diaby et l'interdiction du meeting de mobilisation qui était programmée le 15 mai à Gonzagueville à Port-Bouët. 

Le gouvernement avait évoqué des risques d'affrontements et de troubles à l'ordre public puisqu'au même endroit et le même jour, l'Association des victimes de guerre d'Issiaka Diaby avait aussi programmé une manifestation.

Pour Charles Dosso, le pouvoir ivoirien se méprend quant au caractère divin de la survie de l'ex-Président à toutes les épreuves: bombardement de la résidence présidentielle en 1010 par l'armée française, maltraitance à la prison de Korhogo, déportation et procès à la CPI.

Aux partisans de l'ex-Président qui s'y méprendraient aussi en voulant y voir l'occasion de bomber la poitrine par orgueil, le secrétaire national du FPI fait cette exhortation: "Ne perdons jamais de vue que ces victoires sont exclusivement de Dieu ! En tout état de cause, demeurons modestes, affables devant sa face. Effaçons-nous pour que gloire soit rendue à l’Eternel qui porte notre combat. Surtout, taisons nos orgueils et ne nous portons pas envie les uns aux autres".

Dan Opéli

Dan_Opeli contact@operanewshub.com