Probable candidature de Gbagbo : Que va faire la France si les choses se confirment?

RaoulMobio

Les cartes sont être rebattues sur le plan politique en Côte d'Ivoire. Alors que l'on se serait aisément aventuré dans des prévisions offrant à l'actuel chef d'état, Alassane Ouattara, la latitude de choisir son successeur ou de s'ouvrir la voie d'un quatrième mandat, dans un climat de conciliation favorisée par des adversaires politiques tenus à la laisse, les calculs se trouvent subitement chamboulés depuis le retour à Abidjan de son challenger de la crise postélectorale de 2010-2011, Laurent Gbagbo.

Non, l'ex président de la république, conscient de sa popularité, n'a rien perdu de sa superbe.

D'ailleurs, dans un extrait de l'entretien qu'il accordait à des médias Européens, en l'occurrence, Arte et France 24, il indiquait ne pas exclure de se présenter à la présidentielle de 2025, en bon "soldat mobilisé...au garde à vous" qu'il dit être.

Ce schéma, le pouvoir en place à Abidjan, pourrait ne pas l'avoir prévu, comme le susurre Jeune Afrique, qui dans son édition de ce 28 Juin, rapporte la déception d'Alassane Ouattara, exprimée par l'un de ses proches suite au "premier discours" de Gbagbo. À Paris aussi, peut-être. Toujours est-il que partisans, adversaires, partenaires extérieurs, tous sont mis devant le fait accompli.

En cas de confirmation de la candidature de l'ancien chef de l'état, la France, qui a consenti à digérer le 3ème mandat d'Alassane Ouattara, sera confrontée à une grosse équation: comment travailler à maintenir la stabilité, dans son ex colonie, centre névralgique de son precarre en Afrique subsaharienne.

Si Gbagbo se présente, Bédié alors sortira la tête...et sans aucun doute, Alassane Ouattara, au risque de mettre en péril le changement générationnel auquel tous s'attendent, que ce soit en Côte d'Ivoire ou à l’extérieur.

Dans ce cas, un remake de 2010 est à prévoir avec tous ses risques, sauf que cette fois, chacun des trois protagonistes se dira, "c'est là ma toute dernière chance".

Macron qui rempilera certainement pour un second mandat en 2022, serait-il prêt à passer par une autre fournaise Ivoirienne, après l'épisode du 3ème mandat qui lui vaut encore des critiques, et qui pourrait ressurgir indelicatement lors des débats électoraux en 2022?

Autant que pour les acteurs politiques Ivoiriens, 2025, devrait se préparer maintenant du côté de Paris. 

Raoul Mobio

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