Moralisation de la classe politique : après Mamadou Koulibaly, Gnamien Konan prend le relais

Cyrille_NAHIN

Ils sont nombreux ces Ivoiriens qui ne manquaient point le rendez-vous du Jeudi, la web émission du professeur Mamadou Koulibaly intitulée ‘‘Les jeudis, c’est Koulibaly’’.



L’ex-chef du Parlement ivoirien, par ailleurs fondateur du parti politique Liberté et démocratie pour la République s’est focalisé depuis la présidentielle 2020 sur la gestion de sa commune : Azaguié dont il est le maire. En l’absence de la vitrine ‘‘Les jeudis, c’est Koulibaly’’, un autre acteur politique, l’ex-ministre Gnamien multiplie les tweets, à son tour, dans la dynamique de la moralisation de la vie politique.

Un discours simple, didactique et clair, la politique avec les cerveaux et non l’estomac ou la passion. A travers sa web émission, une première dans le champ politique ivoirien, le professeur Mamadou Koulibaly a contribué à dessiller les yeux des esprits sur sa capacité à diriger l’Etat ivoirien.

Economie, démocratie, contrat social…sont entre autres des thèmes majeures qu’il abordait avec des sujets tels que la gestion du patrimoine de l’Etat, l’épineuse du Francs Cfa, la répartition équitable des richesses, la réforme foncière… En un mot le prisme du débat politique en lieu et place de la propagande ou du culte de la personnalité.

Après la présidentielle 2020 qui a vu le rejet de sa candidature par le Conseil constitutionnel et l’avènement du troisième mandat d’Alassane Ouattara, Mamadou Koulibaly se consacre à la gestion de sa commune : Azaguié. Le diamant pour la Côte d’Ivoire selon sa collaboratrice Nathalie Yamb, semble refuser de s’acoquiner avec une opposition vacillante.

« Je ne fais pas partie de cette opposition qui demanderait à la France de jouer les arbitres dans le jeu politique ivoirien. En Côte d'Ivoire, comme bien souvent ailleurs, c'est le peuple ivoirien qui est souverain et non la France. », affirmait Mamadou Koulibaly, auteur de «Les servitudes du pacte colonial», publié en 2005.

Un autre entrepreneur politique à la probité incontestable, l’ex-ministre Gnamien Konan semble avoir pris le relais. Corruption, méritocratie, favoritisme, intégrité…sont entre autres des sujets qu’il aborde.

« Un ami m’a dit que je parle trop ces temps-ci! Je lui ai dit, mais j’ai choisi de faire la politique, le type a éliminé ma candidature en Bri, de faire quoi alors? Je suis obligé de parler sur Twitter pour que les Ivoiriens sachent pourquoi je voulais être candidat, ou bien? », a-t-il tweeté pour expliquer le choix des réseaux sociaux en vue de véhiculer son message.

Pour l’heure, ces propositions se heurtent à la propagande et au culte de la personnalité marquées par la bipolarisation entre pro-opposition politique et pro-pouvoir d'Etat. Montesquieu n'affirme pas que les peuples ont le gouvernement qu'ils méritent ?

 

Cyrille NAHIN

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