Dans les coulisses du coup d'Etat au Burkina : Comment Rock a refusé d'être exfiltré par la France

News Hub Creator

24 heures après le coup d'état contre le régime du président Rock Marc Kaboré au Burkina Faso, l'on en sait un peu plus sur l'environnement suspicieux qui régnait dans l'appareil sécuritaire du régime Burkinabè depuis au moins 3 mois.

Et surtout sur le rôle qu'a tenté de jouer Paris pour garantir le respect de l'intégrité physique du successeur de Blaise Compaoré.

Selon Africa Intelligence qui en livre des détails pertinents dans un article publié ce Mardi 25 Janvier, "La tentative de putsch du 23 janvier au soir, à l'encontre du président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, n'a surpris personne à Paris". "Depuis septembre", rapporte le confrère, "officiers comme diplomates Français travaillaient sur des scénarios de prise de pouvoir par les militaires. Mi-octobre, la menace avait même été jugée "très importante" et les services de sécurité français s'étaient préparés en conséquence".

Dès l'éclatement de la mutinerie dans plusieurs casernes de Ouagadougou et de l'intérieur du pays, le 23 Janvier, "l'Etat français a immédiatement pris attache avec le président burkinabé, et Roch Marc Christian Kaboré est resté en contact quasi-permanent durant toute la journée avec les émissaires de Paris".


À la proposition d'exfiltration vers un pays voisin soigneusement élaboré par la France "dans les semaines passées", Rock Kaboré a opposé un Niet catégorique malgré des dispositions déjà prises par l'Élysée.

Déchu de ses fonctions par le Mouvement Patriotique pour la Restauration et la Sauvegarde, le désormais ex chef d’état Burkinabè, reste en détention dans un lieu encore tenu secret.

Raoul Mobio

News Hub Creator operanews-external@opera.com

Home -> Country