NCI-TI vacances : quand la recherche du buzz "viole" la déontologie du métier

StanAka

A l'ère de l'information, certains médias s'attelent à capter le public en optant pour des programmes plus ou moins osés. Et pour ces médias, la plupart, ayant vu le jour grâce au développement du numérique font de la recherche du buzz, leur particularité.

Dans cette course effrénée de l'information à sensation, difficile de faire le tri du vrai du faux.

En effet, nombreux sont les ivoiriens qui ont fait de la nouvelle chaîne de Côte d'Ivoire NCI , leur favorite, en raison justement des programmes divers qu'elle propose. Ainsi, l'émission La télé d'Ici Vacances vient d'étonner une fois de plus ses téléspectateurs qui dépassent les frontières du pays.

L'une des dernières émissions, où l'animateur n'a pas mieux trouvé qu'un ex violeur comme invité continue de faire couler beaucoup d'encre.

En effet, après avoir posé quelques questions sur cet acte connu comme un crime grave, Yves de Mbella en est arrivé un peu trop loin. Lui et son invité sont passés dans une phase de simulation du viol, en plein direct où la victime etait représentée par un mannequin.

Il n'en fallait pas plus pour susciter plusieurs réactions qu'on peut qualifier en gros d'indignation.

Ce que les ivoiriens reprochent à cette scène non maîtrisée par l'équipe de l'émission de Télé d'ici, c'est ce sentiment que les téléspectateurs ont été, semble-t-il, "abusés " à leur tour. Ils s'attendaient plutôt à une mise en garde contre le viol, au lieu de ce qui ressemblait beaucoup à une apologie du viol.

Conséquences: c'est toute le société ivoirienne qui se trouve scandalisée par un raté médiatique qui va au delà du présentateur célèbre, aujourd'hui tristement célèbre, Yves de Mbella. A travers, plusieurs post sur les réseaux sociaux, ce sont des ministres, des journalistes, des artistes et l'ensemble des internautes qui déversent leur mécontentement sur la situation.

En ce qui concerne , Yves de Mbella, il n'est pas à sa première du genre sur les médias. Étant sur Radio Nostalgie, Yves de Mbella avait trouvé l'idée pas moins obscure d'organiser un prix qu'il avait à l'époque dénommé "n'importe quoi awards". Et ce prix avait fait réagir les personnes citées comme récipiendaires dans ce "n'importe quoi awards" où les critères portaient sur vraiment du "n'importe quoi ". Par exemple, le journaliste le plus vilain, le plus crétin nul, l'artiste . Le Ministre le plus sapeur. Ce fut un autre sujet qui avait provoqué une polémique monstre surtout sur la RTI en mai 2008.

A travers, le présentateur c'est le lieu d'interpeller sur les dérives du metier de journaliste qui se décline en plusieurs branches comme la télé animation. La chaîne NCI est pointée du doigts, en ce sens que Yves de Mbella n'est qu'un simple employé qui aurait sûrement présenté le thème à ses supérieurs de la chaîne avant diffusion.

Pour conclure, retenons que l'affaire passe pour une faute professionnelle qui mériterait des sanctions auprès de la haute autorité des médias. La déontologie du métier du journalisme, doit être respectée en passant par le bon choix des thèmes, leur déclinaison et l'orientation ou l'angle de traitement des sujet sur nos médias. Car la recherche effrénée du buzz, peut conduir à la violation des lois d'un metier qui s'est plus que jamais democratisé , pour ne pas dire désacralisé.

StanAka contact@operanewshub.com

Home -> Country