Comment faire du bon attiéké ? Quelles sont les différentes qualités ?

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En côte d'ivoire, une garniture très prisée des Ivoiriens est l'attiéké. Ce met dont la notoriété a dépassé les frontières du pays appartenant d'origine aux populations lagunaires et qui fait partie du patrimoine gastronomique ivoirien. Il est bon de savoir comment est fabriqué cette garniture et les différentes qualités qu'elle offre aux populations.

À l'origine, l'attiéké est fabriqué par les populations lagunaires notamment les Atchans , les ébriés , les alladjans et les adioukrous pour ne citer que ceux-ci. C'est une semoule faite à partir de tubercules de maniocs, aujourd'hui, activité principale des femmes de la commune d'anono, village atchan.

Il en existe plusieurs variétés dont trois connues :

-Le yacé

-Le yavo

-Le manioc baheri

Pour faire du bon attiéké il est judicieux de ne pas utiliser le manioc rouge.

Un attiéké de qualité résulte d'un processus à respecter, il s'agit entre autres :

-Du nettoyage

-Du séchage

-Du broyage

-Du tamisage

-Du vanage

C'est à la dernière étape , le vanage, que se fait le tri des grains qui permet d'avoir différentes qualités d'attiékés. En parlant de qualités, il en existe plusieurs, notamment :

-L'attiéké fin , celui utilisé dans la vente de Garba ( généralement vendus par les hommes ), dans les fritures de poissons, de volailles .

-L'abodjama qui est fait de gros grains.

-L'attiéké ministre avec des grains homogènes généralement utilisés à l'occasion des fêtes de réjouissances. C'est la seule qualité d'attiéké qui n'est pas commercialisée .

Une fois les différentes étapes achevées , il faut à peu près 30 minutes pour terminer la cuisson et environ trois semaines à un mois de conservation sous le soleil. Le temps imparti écoulé , c'est au congélateur que le travail prend fin et il peut être conservé pendant six mois , voir un an.

Il est aujourd'hui constituant d'un plat très apprécié particulièrement des jeunes, pour son aspect économique surtout .

Ce savoir faire est transmis de mère en fille plus généralement . Le problème rencontré dans sa production se situe au niveau d'un manque d'unités de transformations , des outils modernes qui permettront de réduire la pénibilité du travail.

Le manioc, quant à lui , provient des villes comme Aboisso, Bonoua, Maféré et Noé compte tenu du manque de terres chez les peuples lagunaires qui sont détenteurs de ce savoir.

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