Immigration en Côte d’Ivoire : quelques propositions pour une immigration contrôlée

Cyrille_NAHIN

Conscients des conséquences de la libre immigration sur le développement, plusieurs pays ont opté pour l’immigration choisie ou sélection des immigrants. C’est tout le contraire de la Côte d’Ivoire où l’immigration libre a encore pignon sur rue. Par-dessus les connotations politico-politiciennes et les passions que déchaîne le sujet, il est inconcevable qu’il soit un sujet tabou Poussons la réflexion pour faire des propositions.

Risques sérieux de perturbations de l’équilibre socio-démographique, de l’unité, de l’harmonie et de la paix sociales. Ce sont là quelques conséquences de la libre immigration. Rappelons à toute fin utile que les résultats du 4è Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2014) révèlent que la Côte d’Ivoire comptait 23 millions d’habitants dont 17.172.297 d’Ivoiriens, soit 75,8% et 5.491.972 d’étrangers, soit 24,2% de la population.

Si aucun pays ne peut vivre reclus certes. Toutefois, il est impératif pour chaque pays de prendre des dispositions pour éviter toute invasion. Il est plutôt question de sa sauvegarde nationale que de xénophobie.

Pour ce faire, il faut supprimer la libre immigration en Côte d’Ivoire. Aux pays qui n’accordent pas les mêmes facilités d’immigration accordées aux étrangers en Côte d’Ivoire, il faut leur appliquer le principe de la réciprocité.

Puis la Côte d’Ivoire doit se doter d’un Code national d’immigration fondé sur le respect des engagements internationaux ainsi qu’un Observatoire ou office national de l’immigration. Cette maîtrise de l’immigration passe aussi par une application rigoureuse des mesures gouvernementales par des agents de douanes, police, gendarmerie épris de patriotisme et d’honnêteté. Une politique rigoureuse qui doit s’appliquer dans la délivrance des pièces administratives (cartes nationales d’identité, certificats de nationalité, passeports…). Celles-ci doivent mentionner la nationalité de l’immigrant.

Une collaboration entre les différents services d’immigration des pays, ambassades, consulats…participera à ce contrôle des flux migratoires.

Une politique démographique participe à limiter l’immigration, à accorder la priorité des codes foncier et urbain aux nationaux. Enfin, la priorisation des nationaux requiert la détention par ces derniers, de pourcentage minimum dans le capital des sociétés et entreprises créées par des étrangers en Côte d’Ivoire. 

Dans la même veine, une proportion minimale des agents ivoiriens doit être exigée sur l’ensemble des employés exerçant dans les entreprises étrangères. Pour terminer, il est temps de prendre les dispositions utiles pour réduire le niveau de transfert des fonds par les entreprises étrangères. A ce prix, la Côte d’Ivoire pourrait contrôler l’immigration et accélérer son développement.

 

Cyrille NAHIN

 

 

    

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