Voici le message de Gbagbo qui l'éloigna de la France

DjatchiDahiEmmanuel

Élu président de la Côte d' ivoire en octobre 2000 après un soulèvement de la population qui obligeait le général Guéi Robert à quitter le pouvoir malgré la force militaire qui l' accompagnait, l' ex- opposant de feu Félix Houphouët- Boigny, depuis des années s' est fait assez d' amis que d' ennemis.

Par son charisme et sa volonté acerbe de vouloir faire sortir son pays qu' il dirigeait de ce complexe d' infériorité face à l' avancement technologique, culturel, scientifique (. . . ) mondial, l' ex- président Laurent Gbagbo devient un ennemi juré des dirigeants français.

En effet, pour Laurent Gbagbo, s' était inadmissible de concevoir qu' une personne qui n' est ni de civilité, ni de nationalité ivoirienne de s' ingérer de façon décisive et même absolue dans les affaires politiques concernant la côte d' ivoire. Pour lui, la côte d' ivoire est un pays libre depuis les années 1960 de façon officielle (bien qu' officieusement cela ne soit pas le cas) alors, il faudrait la laisser jouir de sa liberté comme elle la sent et la conçoit. De plus, pour cet homme d' état, professeur d' histoire geo, ces dirigeants extérieurs français se croient toujours dans la période de dépendance. Ainsi affirme- t- il: " ils crient, il parlent de la démocratie mais ils n' en veulent pas" .

Dans une réalité parfaite, le représentant du FPI ne voulait aucunement être dirigé par la France, d' aucune façon. Car, pour lui, la côte d' ivoire appartient au ivoirien d' où n' est ni un territoire de la France. C' est en ce sens qu' il demandait aux français de se contenter de ce que les Ivoiriens se proposaient par son entremise de leur donner.

Et, c' est lors d' une conférence d' affaire qu' il se fit entendre en ces termes " la côte d' ivoire n' est guère une sous préfecture de la France, et moi je ne suis pas et je ne serais jamais un sous préfet français. J' ai choisi d' être ivoirien, j' ai posé ma candidature pour être président de la République, j' ai été élu, laissez moi diriger mon pays comme il se doit " . En réalité, cette parole déplut fortement aux français qui, depuis cet instant restaient distant de cet homme anti- colonialiste.

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