Me Roger Ouégnin: une longévité et un savoir-faire au service de l'Asec et du football ivoirien

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Arrivé à la tête de la section Football de l’Asec Mimosas en 1990, Roger Ouégnin a réussi à s’imposer comme l’une des valeurs sûres du management sportif ivoirien, voire africain.

Très tôt, le jeune avocat s’intéresse à la chose sportive, et fait ses premiers pas aux côtés d’hommes et de femmes aussi passionnés et engagés que l’équipe conduite par le président d’alors Claude ANDOH, qui donna au club le plus populaire et le plus titré de Côte d’Ivoire ses premières lettres de noblesse .

En 1990, à la faveur du vent de la démocratie qui souffla en Afrique, et qui emporta bon nombre de dirigeants aussi bien au niveau politique que sportif, la Côte d’Ivoire vit propulsés au-devant de sa scène sportive de jeunes loups aux dents bien longues. Parmi eux, un jeune avocat, inconnu du grand public, un certain Me Roger Ouégnin.

Dans un environnement où régnaient en maîtres incontestés des dinosaures tels Salif BICTOGO du Stella club d’Adjamé, et surtout l’immense et richissime homme d’affaires Simplice Zinsou de l’Africa Sport, personne ne vendait cher la peau de ce nouveau venu. Mais "le novice" ne tardera pas à se faire respecter dans ce milieu rude et exigeant !  

Passionné, méthodique et exigeant à la fois pour lui-même et pour son entourage, il mit en place un système de travail et de fonctionnement qui chamboulera toutes les vieilles habitudes et le statut-quo managérial dans lequel pataugeait le mouvement sportif ivoirien tout entier. "La révolution jaune" venait ainsi de voir le jour ; avec en toile de fond, un engagement sans faille des supporters appelés désormais « Actionnaires ». Pendant une décennie, le jeune président – surnommé Colombo- fut aux prises avec le ‘’charismatique et redoutable dirigeant’’ de l’Arica Sport. Mais dans sa farouche volonté de faire de l’Asec le club le plus grand et dorénavant le plus puissant, Me Roger Ouégnin connut bien de déceptions, voire des humiliations. En 1992 par exemple, après le sacre des Oyés (l’Africa Sport) en finale de la coupe des vainqueurs de coupes, voici ce que disait le président Zinsou à son rival de l’Asec dont l’équipe venait d’être éliminée en demi-finale de la coupe des clubs champions : « On était deux, où est passé l’autre ? », s’est-il marré au micro des journalistes.

Mais 4 ans plus tard, soit en 1996, Me Roger Ouégnin et les siens tenaient enfin leur revanche : l’Asec était sacrée championne de la coupe des clubs champions ! L’ idylle avec les actionnaires venait ainsi de naître. Ce sacre consacra le début de règne sans partage du club Jaune et Noir sur le championnat national et dans une moindre mesure, à l’échelle continentale. Me Roger Ouégnin pouvait donc savourer sa victoire, et ‘’proclamer’’ le début du déclin de l’éternel rival, le grand manitou Simplice Zinsou et « son »Africa sport National.

Les rôles étaient désormais inversés; excédé et vilipendé par une partie de sa troupe, ZS a préféré "abandonner" le navire vert et rouge.  Son rival, lui, a résisté à tout et à tous : déstabilisateurs de l’intérieur comme de l’extérieur. Totalisant à ce jour plus d’une vingtaine d’années à la tête du club le mieux structuré d’Afrique de l’ouest, Roger Ouégnin tient encore la barre jaune et noire, même si ce n'est plus la même flamme des années de gloire!

Que reste-t-il encore de cette rivalité Asec-Africa? Pas grand-chose en tout cas. Englué dans des querelles intestines, l' Africa Sport a fini par plonger dans les eaux boueuses de la deuxième division, tandis que l’Asec, le rival de toujours, essaie tant bien que mal de s'accrocher au sommet du football ivoirien, poussé par son éternel président Roger Ouégnin. Disons-le tout net, le football local a perdu son lustre d'antan; et au pays des aveugles, le borgne est roi.

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