Côte d’ivoire, Guinée, Centrafrique…comment la France de Macron perd son influence en Afrique

RaoulMobio

Emmanuel Macron devenu chef de l’état en France depuis 2017, qu’est-ce qu'est devenue la politique Africaine de l’Élysée ? La question ressurgit avec force à l'aune de l’évolution des crises qui agitent les sous-régions d’Afrique de l’ouest et d’Afrique centrale. 

En Afrique de l’ouest, les crises des 3emes mandats en Côte d’ivoire et en Guinée-Conakry, ont mis à nu la fébrilité de la diplomatie Française, sous l’ère Macron. 

Hésitante, indécise, la politique de l’Élysée en Afrique a montré ses limites, lorsqu’après le tête-à-tête entre les dirigeants Français et Ivoirien en Septembre 2020, Paris qui pourtant, aux côtés de l’Union Européenne et du reste de la communauté internationale, exigeait le consensus avant la tenue de la présidentielle, avec le respect des décisions des juridictions internationales, a fini par sacrifier à la tradition, en félicitant le président Ivoirien pour sa réélection. 

Cette attitude avait surpris plus d'un, d'autant plus que la diplomatie Française, qui s’était emmurée dans un silence assourdissant malgré le non-respect des recommandations internationales par le Conseil constitutionnel Ivoirien. Faisant fi des prescriptions des Nations unies, de l'UE et des USA qui réclamaient un scrutin présidentiel inclusif, ainsi que le respect des verdicts de la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), l’instance judiciaire Ivoirienne a invalidé la candidature de Guillaume Soro, celle de Laurent Gbagbo ayant été compromise par l’absence de sa lettre de candidature. 

Aucun de ces faits n’a mérité la réaction de Paris. Ni la réélection le 18 Octobre 2020, d'Alpha Condé en Guinée-Conakry n'a suscité une réponse de la France pourtant boudeuse. 

Prise dans ses tergiversations face aux exactions commises lors de ces scrutins, l’Élysée s’est finalement résolu à lâcher du lest en reconnaissant les élections d’Alassane Ouattara et son homologue Guinéen, Alpha Condé. Croulant sous le feu des critiques, la France qui dans le même temps, saluait la décision du président sortant du Niger, Mahamadou Issoufou, n’a pu faire mieux en Afrique centrale, où la Russie de Poutine, est en train d’annihiler son influence en Centrafrique. 

Dans le conflit qui oppose le gouvernement Centrafricain aux rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), les autorités de Bangui ont préféré se tourner vers pragmatisme face aux indécisions de Paris, pourtant en première ligne avec l’opération Sangaris déclenchée par François Hollande. 

La France de Macron tâtonne et s'enfonce. Loin de cette France des Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et autres, qui savaient prendre les initiatives qu’il faut pour s'imposer dans son precarre. 

Raoul Mobio

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