Yopougon : 2 filles se battent pour un benguiste, l'une d'entre elles est gravement mordue

LouisCésarBANCE


Après une histoire d'amour avec un benguiste ivoirien soldée par la naissance d'un enfant, Yasmine et son chéri se séparent. Cependant, au quartier Niangon de Yopougon où se déroule l'histoire, le benguiste se choisit une autre copine, s'amourachant à Pégui, la camarade de son ex...


Yasmine apprend donc que son ex, le père de son enfant, s'est mis avec sa camarade, une fille du quartier. Elle devient folle de rage et s'en prend à sa remplaçante, la battant, la blessant, la mordant au point de lui laisser des traces au bras. La jeune mère n'a pas pu supporter que le père de son enfant sorte avec une autre fille, sous ses yeux, et à la connaissance de tous les riverains.


Copieusement battue par Yasmine, Pégui porte plainte contre cette dernière, au commissariat de Police. Elles se retrouvent au poste à trois, accompagnées de Annick, une grande sœur du quartier venue faire la médiatrice pour que les deux belligérantes fassent la paix. Malheureusement les deux rivales s'empoignent même au commissariat. Annick s'en mêle, et quand les policiers, en colère, réagissent, c'est pour les foutre toutes les trois au gnouf. Elles sont déférées à la MACA le 23 Avril 2021 puis jugées au tribunal ce mercredi 28 Avril.


Devant le parquet, les deux jeunes femmes rivales font diversion, se comportant comme les meilleures amies de la terre. Risquant leur liberté, elles ont choisi d'exhiber une complicité factice qui n'a pas échappé au procureur, Pégui allant jusqu'à nier de s'être fait battue par Pégui, alors qu'elle porte encore les traces de ses blessures ainsi que le procès verbal met à nue les faits. "Nous ne nous sommes pas entendus, et nous sommes battus, mais c'est le passé, nous n'allons plus recommencer", soutient Pégui en disant qu'elle ne veut plus retourner à la maison carcérale parce que là-bas ce n'est pas bon.


Le tribunal a condamné les trois femmes à 3 mois de prison assorti de sursis. " Vous vous battez pour un benguiste, mais quand vous allez vous retrouver en prison il va aller chercher une autre go", a lâché une magistrate pendant que les prévenues quittaient la barre en souriant, sauvées par le sursis !


Quant à moi, je réfléchissais. J'ai toujours pensé que le temps des benguistes étaient passé, qu'ils n'étaient plus en vogue, les "p'tis brouteurs" et les footballeurs étant maintenant le choix favori des jeunes filles. Mais avec l'histoire dont j'ai été témoin aujourd'hui, deux femmes se battant pour un "parigot", il faut dire qu'apparremment, les benguistes ont encore du succès auprès de la gent féminine. À moins que leur aura et influence ne soient limitées qu'à Yopougon, hein.


Louis-César BANCÉ

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