Statut de l'opposition politique : CIVIS Côte d'Ivoire plaide pour l’élaboration de lois

RogerLevry


Dr. Christophe Kouamé, président du Comité exécutif de CIVIS Côte d'Ivoire.

L'ONG CIVIS Côte d'Ivoire a produit, le 1er mars 2021, un communiqué dans lequel il se prononce sur la campagne électorale en vue des législatives du 6 mars 2021, mais revient sur le «projet de loi» portant statut de l’opposition politique en Côte d’Ivoire. "Le mercredi 6 avril 2016, le Conseil des Ministres a adopté un «projet de loi» portant statut de l’opposition politique en Côte d’Ivoire. Cette esquisse d’organisation démocratique de l’opposition politique est restée à l’étape de projet", indique, d'entrée, le communiqué. Qui poursuit : "La campagne électorale des législatives 2021 ressemble à un combat de «David contre Goliath». Cela démontre, si besoin en est, le caractère impératif de l’élaboration de lois portant statut de l’opposition politique et financement des campagnes électorales".

Pour CIVIS Côte d'Ivoire, «l’opposition politique est nécessaire à la démocratie, parce qu’elle doit, entre autres activités, contrôler le gouvernement. Pour ce faire, ses droits doivent être particulièrement protégés par des lois».

Terminant, le communiqué pose des préoccupations : "En Côte d’Ivoire, à qui revient l’initiative de l’élaboration des lois ? Pourquoi très peu de lois ne sont-elles pas proposées par les députés de l’opposition politique ?".

CIVIS Côte d'Ivoire, dont le président du Comité exécutif est Dr. Christophe Kouamé, est une organisation de la société civile spécialisée dans l'éducation à la citoyenneté, à l’écocitoyenneté, à la promotion et à la défense des Droits de l’Homme.

Dans la conclusion à sa tribune sur le sujet intitulée "Plaidoyer pour plus de propositions de lois : les législatives 2021 seront-t-elles celles des « propositions de lois ?" en date du 25 février 2021, CIVIS Côte d'Ivoire fait savoir : "Au vu de tout ce qui précède, il ne serait pas superflu d’encourager l’opposition politique et les candidats élus à exhumer le «projet de loi» portant statut de l’opposition politique en Côte d’Ivoire, à l’amender et à le proposer à la 1ere session de l’Assemblée nationale sous forme de «proposition de loi. Concomitamment à celle-ci, «une proposition de loi portant financement des campagnes électorales» faisant partie, selon nous, des «urgences démocratiques», devrait, elle aussi, faire l’objet d’une attention particulière à cette même session. Par conséquent, pour protéger leurs droits, consolider leurs statuts et donc la démocratie, ces deux (2) propositions de lois devraient faire l’unanimité de l’opposition politique, des candidats indépendants, ainsi que toutes les parties prenantes engagées dans la construction démocratique en Côte d’Ivoire".

Marc-André Latta

 

 

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