Viol d'une institutrice / Assalé Tiemoko indigné accuse : "il y a eu un ensemble d'irresponsabilités"

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L'affaire de viol d'une institutrice à Sanduégué, dans le département de Bondoukou, continue d'indigner très profondément l'ensemble des ivoiriens et susciter des réactions provenant de toutes les couches sociales.

Une des dernières en date est celle venue du Député-Maire de Tiassalé, Assalé Antoine Tiémoko, qui s'est prononcé sur cette horrible àffaire dans une publication sur son compte officiel Facebook "Tiémoko Antoine Assalé officiel", dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 Octobre 2021, précisément à 23h 23.

Au-delà de son indignation et de sa solidarité à la victime et aux siens, le parlementaire a situé les responsables qui pour lui, sont à plusieurs niveaux.

Ainsi, après une première dénonciation les horribles conditions d'hébergement de cette malheureuse institutrice, voici la réaction de l'élu :

<< Ce drame est la conséquence d'un ensemble d'irresponsabilités.>>

Ainsi, situe-t-il ces différents niveaux de responsabilité :

D'abord l'irresponsabilité des responsables régionaux et départementaux de l'éducation nationale qui ont pu accepter qu'on livre une jeune femme dont le tort a été de vouloir donner le savoir, à l'insécurité, dans une cage, seule, au mileu de nulle part. 

L'honorable Assalé ajoute que ces responsables locaux de l'éducation nationale, ne peuvent pas prétendre qu'ils ne savaient pas que cette malheureuse institutrice a été livrée à la mort dans ce lieu.

C'est pourquoi, il a dit qu'une enquête devrait être lancée pour situer leurs responsabilités dans ce drame.

Pour ce qui est de l'État de Côte d'Ivoire, voici ce que pense l'honorable Assalé Tiémoko :

<< Ensuite du ministère de l'éducation nationale, donc de l'État qui, depuis des décennies, n'a jamais mené de réflexions profondes pour identifier des mesures d'accompagnements efficaces au bénéfice des fonctionnaires affectés dans des lieux où tout manque.  

On ne peut pas continuer à livrer des agents de l'État, à l'insécurité, sans prendre des dispositions pour réduire ou compenser leurs souffrances.>>

Toujours s'agissant de la responsabilité de l'Etat, le député dénonce que le transferts de compétences aux collectivités, par une loi, depuis 2003, n'est effectif que sur le papier.

Ainsi, dit-il :  

<< Cependant dans les faits, de 2003 à ce jour, les ministères ont mis en place des freins à l'application de cette loi et les pouvoirs transférés aux élus locaux pour construire les infrastructures nécessaires, sont restés des coquilles vides.

Parce que les ressources qui devraient accompagner ce transfert de compétences sont restées bloquées dans lesdits ministères.>>

Continuant d'informer l'opinion, le député maire de Tiassalé fait savoir ceci :

<< Les maires et les présidents de conseils reginaux sont chargés de construire les écoles primaires et secondaires et des logements sociaux au bénéfice des populations et des fonctionnaires affectés dans leurs circonscriptions. 

 Mais les ressources pour exercer ces compétence n'ont jamais été libérées par les ministères, lesquels continuent de tout gérer depuis Abidjan, de construire des écoles depuis Abidjan, continuent d'affecter des enseignants dans des zones déshéritées où ils sont livrés aux scorpions, aux serpents, aux voleurs et aux violeurs.>>

Par cet appel le Député de la Nation, Assalé Tiémoko, tire la sonnette d'alarme :

<< Il faut mettre fin à ces réalités qui n'honorent pas notre pays. L'effectivité de la décentralisation est l'une des solutions les plus efficaces pour réduire les disparités de développement entre les régions du pays.

Enfin, ce qui est arrivé à cette pauvre institutrice est aussi la conséquence du mépris qui est parfois servi aux fonctionnaires par les populations qu'ils doivent servir.

(.....).

Bassira.

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