Côte d'Ivoire/ Bonne gouvernance : voici pourquoi il faut auditer aussi les plus grands

Assibena

Créée par l'ordonnance n°2013-660 du 20 septembre 2013 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, (HABG), a livré son premier verdict le vendredi 16 juillet 2021, après pratiquement huit ans d'existence. Selon ce rapport, 473 personnes ont été épinglées pour corruption, détournement de deniers publics, enrichissement illicite. Cette démarche visant à la moralisation de la vie publique est un pas important vers la bonne gouvernance.

La publication du rapport de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance intervient dans un contexte où le gouvernement ivoirien a déjà commencé des audits dans plusieurs structures étatiques dont certains directeurs généraux sont suspendus pour suspicion de corruption et détournement de fonds. Les questions que l'on pourrait se poser sont les suivantes: pourquoi avoir attendu si longtemps avant d'entamer la phase de répression des auteurs de malversations ? Y-aurait-il fallu la création du ministère en charge de la bonne gouvernance en avril dernier pour connaître les premiers résultats du rapport sur la bonne gouvernance ?

Le Président Alassane Ouattara, (à g.) et M. N'golo Coulibaly, Président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, (à d.)


Par ailleurs, dans cette dynamique de promotion de la bonne gouvernance, il apparait juste d'auditer aussi la gestion du Chef de l'Etat, élu par le peuple et à qui il doit rendre compte, sans oublier les autres élus qui sont financés par l'argent du contribuable et tous les ministères puisqu'ils fonctionnent avec de gros budgets. Que l'on ne se limite pas aux sociétés d'État qui dépendent elles-mêmes des ministères et par ricochet, du Président de la République.


As. B

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