Arrestation musclée des deux suspects dans l’attaque contre Goïta : même un criminel a des droits

SGB78

Hier mardi 20 juillet 2021, le président de la transition Assimi Goïta a été l’objet d’une tentative d’assassinat à la Grande mosquée de Bamako lors de la célébration de l’Aid el Kebir. Un homme armé d’un couteau l’a attaqué mais ce patron des forces spéciales a réussi à esquiver avant l’intervention des forces de l’ordre pour maîtriser l’individu.

        Juste après cette tentative d’assassinat manqué, des images ont inondé les réseaux sociaux montrant l’un des suspects aux mains des forces de l’ordre entrain d’être rudoyé avant d’être jeté sans ménagement à l’arrière d’un pick up de l’armée malienne. Ces images d’hommes en armes et même de civils tentant de rudoyer de coups l’un des suspects se justifient-elles ? Elles n’ont d’ailleurs pas manqué d’interpeller une frange de l’opinion pour qui, un criminel, quels que soient l’ampleur de la faute dont il s’est rendu coupable à des droits. Cette manière de brutaliser une personne au cours de son arrestation ne viole-t-elle pas la dignité humaine ? La torture reste une violation grave de la dignité humaine et elle ne peut être tolérée en aucune circonstance. La torture et les mauvais traitements sont toujours prohibés, y compris « dans les situations de guerre, d’urgence ou d’autres menaces à la stabilité d’un État ». Par ailleurs, « l’interdiction de la torture est absolue et n’est, en aucun cas, susceptible de dérogation ».

        On peut aisément comprendre la colère du cercle restreint du Chef de la transition mais c’est à la justice d’infliger la sentence à la hauteur de l’acte commis après que les fins limiers maliens aient remonté le fil des commanditaires de cette attaque manquée contre le patron de la transition malienne.

« Quand on est leader, il y a toujours des mécontents, des gens qui peuvent à tout moment vouloir tenter des choses pour déstabiliser », a expliqué le colonel Goïta après cette attaque. 

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