La position du Vatican face aux découvertes scientifiques et techniques biomédicales de notre ère

ANGEDELATARAXIE

Les découvertes scientifiques et techniques biomédicales ont engendré de vive espérance. Mais elles suscitent des questions éthiques et sociétales qui concernent les limites à poser aux interventions de l'homme sur des sujets sensibles comme les cellules souches, les procréations médicalement assistées, la réanimation des prématurés, l’acharnement thérapeutique. A cela s’ajoutent des droits qui justifient certains crimes contre la dignité humaine au nom de la liberté individuelle. Il naît ainsi l’opposition entre la dignité et la liberté individuelle. Cependant dans cette guerre idéologique, quelle est la position de l’église ?


Le développement fulgurant de la médecine et de la technique biomédicale au début du XXème siècle a conduit à une certaine pratique qui donne un aspect inédit aux crimes contre la vie. Ces pratiques concernent des dérives telles que l’avortement, l’euthanasie, le clonage, l’assistance médicale à la procréation (AMP) etc, mettant en péril la dignité de l’être humain. Ces techniques ne manquent pas de susciter de sérieuses interrogations. La congrégation pour la doctrine de la foi sous l’égide du cardinal Joseph Ratzinger a abordé implicitement ces techniques dans l’instruction Donum vitae publié le 22 février 1987. Et, c’est pour proposer des réponses à ces dérives contre la dignité humaine que le document Dignitas personae (dignité de la personne) a vu le jour depuis le 8 septembre 2008. Dès lors que préconise ce magistère face à ces problèmes existentiels ?

Le respect de la dignité de la personne humaine est au cœur de la doctrine chrétienne. Ainsi quelle qu’en soit la posture de l’être humain, il est la prunelle de l’œil de l’Eglise. C’est ce que justifie les propos du Christ en ces termes : « Je suis venu afin qu’ils aient la vie et l’aient en abondance ». Dans sa première encyclique, Redemptor homini de 1979, le Pape Jean Paul II affirme que  « l’homme est la première route que l’Eglise doit parcourir en accomplissant sa mission » - « parce que tout homme sans aucune exception a été racheté par le Christ ». Il en résulte de ce fait que le devoir de l’Eglise est de guider l’homme dans sa vie quotidienne, dans son cadre social et dans le monde contemporain ; elle doit être attentive à la nature humaine et à ses possibilités, et doit veiller à maintenir et faire respecter la dignité de la personne humaine.

De fait, le combat pour la dignité de l’homme, est partie intégrante de l’œuvre d’évangélisation de l’Eglise. Elle exprime la volonté de mobiliser les consciences pour que l’homme reste la valeur première et l’ultime. Par conséquent son être est inviolable sous toutes ses formes. Car tuer l’être humain, dans lequel l’image de Dieu est présente, est un péché contre la vie. Ces convictions se manifestent notamment dans son opposition face à tout ce qui déni la dignité de la nature humaine. Dans cette veine, elle rejette l’avortement et l’euthanasie, quels que soient le contexte et les circonstances. En effet, selon : « la décision délibérée de priver un être humain innocent de sa vie est toujours mauvaise du point de vue morale et ne peut jamais être licite ».

En outre, l’avis favorable de la morale chrétienne face à toutes recherches de la science visant à ennoblir la vie humaine, mais ne jamais remplacer son mode de vie naturelle. C’est ainsi que sont condamnées toutes manipulations ou toutes recherches sur l’embryon, car « dès la fécondation est commencée l’aventure d’une vie humaine dont chacune des grandes capacités demande du temps pour se mettre en place et se trouver prête à agir » (Fisichella, président de l’Académie pontificale pour la Vie). Aussi, nous pouvons conclure que le « corps embryonnaire se développe progressivement selon un programme bien défini et avec une finalité propre qui se manifeste à la naissance de chaque enfant ». Bon nombre d’autres pratiques comme la gestation pour autrui (mère porteuse), la médecine prédictive, le diagnostic anténatal, le clonage bafouent la dignité humaine. 

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