Port d’Abidjan : Les transporteurs de marchandises du quai minéralier veulent tout changer

Eddy3

 Les transporteurs de marchandises au quai minéralier, au port autonome d’Abidjan, misent sur le haut conseil pour changer les règles qui les lient à d’autres acteurs. D’où une rencontre le jeudi 8 juillet 2021, au siège du Haut conseil à Treichville. voici ce qu'ils préparent.

 

Ils ne sont pas du contents. Les transporteurs de marchandises au niveau du quai minéralier ont décidé de prendre leurs responsabilités. « Nous transporteurs de marchandises légalement constitués qui avons décidé d’exercer notre métier au niveau du quai minéralier, c’est-à-dire assurer le transport des marchandises depuis le quai jusqu’aux entrepôts de nos clients que sont les industriels du ciment, souffrons d’un certain nombre de problèmes », a fait savoir, leur porte-parole, Cissé Mamy, le jeudi 8 juillet 2021. C’était au cours d’une rencontre entre les acteurs de ce secteur et le directeur général du Haut conseil du patronat des entreprises de transport routier, Diaby Ibrahim, à Treichville, au siège de la faîtière des transporteurs. Selon Cissé Mamy, les difficultés des transporteurs de marchandises au quai minéralier sont de divers ordres. « La concurrence déloyale qui nous est infligée par des camions en provenance des pays frontaliers, la tarification du transport fixée par les cimentiers, la mauvaise exploitation de nos camions lors des déchargements de navire et parfois le retard dans le recouvrement de nos factures sont entre autres, des problèmes qui plombent nos activités », a-t-il égrené. A l’en croire, depuis près de deux ans, les transporteurs de marchandises au quai minéralier se sont organisés afin de prendre leur destin en main et lever les obstacles à l’essor de leurs activités, sans aucun succès.

C’est pourquoi, ils ont décidé de solliciter le Haut conseil afin qu’il leur apporte un appui. Une demande acceptée par Diaby Ibrahim. « Nous allons vous aider à trouver des solutions à vos problèmes. Nous ne pouvons pas laisser la situation en l’état. Il faut que chaque acteur puisse vivre de son travail », a répondu le Dg du Haut conseil. Il a, par la suite, demandé la mise en place d’un groupe de travail composant les représentants des différentes entreprises de ce secteur afin de recueillir les différentes préoccupations et ébaucher des pistes de solution. « Il faut un groupe de travail inclusif pour qu’on obtienne des propositions consensuelles sur la base desquelles, nous pouvons échanger avec le ministère de tutelle, notre tutelle et les autres acteurs du secteur », a-t-il recommandé, tout en invitant les membres du groupe de travail à se retrouver, dans les jours à venir pour poursuivre le travail.

AKE  

Eddy3 contact@operanewshub.com