Secteur de l'énergie : voici le rôle central que va jouer l’industrie minière

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La Société ivoirienne de médecine du travail (Simt) a organisée une conference sur le thème « Environnement et santé : une crise annoncée » le vendredi 21 janvier 2021 à la Faculté de médecine de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody. Ce thème a été défendu  par le Professeur Jacques Gardon de l’Institut de recherche pour le développement (Ird, France) et enseignant à l’université de Montpellier-France.

Selon le Professeur, une grave crise se profile à l’horizon qui va impacter aussi bien l’environnement que la santé des populations du fait de l’accroissement de l’exploitation minière que l’humanité va connaitre sur les 20-40 prochaines années. Une exploitation aussi intensive de métaux attendue est consécutive à la politique de transition énergétique dans laquelle l’humanité s’est engagée afin de réduire les émissions de carbone et préserver, par la même occasion, la couche d’ozone. « On va extraire dans les prochaines années, autant de métaux (acier, cuivre,) que depuis le début de l’humanité. Cela donne une idée de l’intensité. Ce qui veut dire que toutes les mines que nous connaissons en ce moment, ne sont rien à côté de ce qu’il va falloir faire pour amener toutes les sociétés à produire de l’énergie sur des bases non carbonées pendant les 20-40 prochaines années », a soutenu le chercheur.

Professeur Jacques Gardon a permis a laissé entendre que  l’intensité matérielle de cette production d’énergie (le solaire, l’éolien, etc.) demande énormément de matières premières, plus que le pétrole. « Le pétrole, on le brûle. Or, l’électricité, il faut la fabriquer, la transporter, ce qui nécessite la consommation de beaucoup de métaux. »

Pour lu, lorsque tous ces métaux seront sortis du sol et stockés, et qu’ils seront recyclés, l’équilibre recherché sera enfin trouvé de sorte que la transition vers les énergies propres se fasse sans recours aux faucilles. Mais pour en arriver, l’environnement ainsi que les humains devront faire face aux conséquences de cette production accélérée de métaux. Ces conséquences sont entre autres, la pollution environnementale, la destruction de forêts et de plantations, etc., des maladies dégénératives telles que les cancers (sur les populations longtemps exposées aux aliments ou autres produits contaminés.

 

Il a partagé l’information selon laquelle il y a dorénavant moins de maladie infectieuse (on a plus de chance d’être en bonne santé jeune et lorsqu’on vieillit, on commence à faire des maladies cardiovasculaires), les maladies dégénératives prenant le dessus, notamment du fait des expositions aux différentes sources de contamination.

Cette situation, dira-t-il, interpelle les médecins du travail. Raison pour laquelle, il a avancé que la médecine du travail doit être très exigeante et protéger les travailleurs. Jacques Gardon a appelé à imposer des standards d’exigences très élevés pour protéger le travailleur. « Il y a aussi la famille du travailleur qui ne rentre pas directement dans la mission du médecin du travail. Mais je dis que le médecin du travail qui accompagne une industrie minière, doit toujours avoir un œil sur le communautaire. S’il pense que l’activité minière déborde et contamine les enfants, les femmes enceintes, c’est son rôle de chercher les solutions. Cela commence par un éloignement des campements des communautés de familles des sites miniers. », a préconisé l’invité de la Société ivoirienne de médecine du travail. 

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