En prelude au 1er mai, la Centrale Plateforme nationale présente son cahier de revendications

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En prelude au 1er mai, la Centrale Plateforme nationale présente son cahier de revendications par son Président THÉODORE GNAGNA ZADI


La Fête du travail est une occasion pour les travailleurs de faire connaitre leur situation au monde entier. La Centrale Plateforme nationale souhaite voir ses revendications satisfaites tant au niveau du secteur public que privé.

Au niveau du Public, nous voulons:

 -Le relèvement de l’indice référentiel de base l’ordre de 10% et 5% tous les deux ans et cela par la mise en place d’un cadre de discussion permanent dans lequel les décisions sont prises d’accord- partie entre l’Etat et les partenaires sociaux. Cet indice est fixé à 233,457 depuis 1961. Nous voulons également la revalorisation de l’indemnité contributive au logement et son attribution à tous les fonctionnaires. Les taux actuels compris entre 50 et 70.000 Fcfa sont largement dépassés;

-Le paiement d’un 13e mois aux fonctionnaires et agents de l’Etat au mois de décembre qui est connu pour être celui des dépenses. En effet, en plus des dépenses incompressibles auxquelles le fonctionnaire doit faire face, se greffent celles encore plus importantes des deux grandes fêtes, à savoir, la fête de Noël et la fête du Nouvel an. Le salaire du fonctionnaire pour ce mois ne peut supporter une telle saignée financière. Une telle annonce au cours d’une déclaration officielle du Président, notamment à la convention, aurait un écho favorable dans le milieu des travailleurs, notamment les fonctionnaires, par son caractère innovant;

-La revalorisation du taux d’annuité liquidable de la pension de retraite de 1.75 à 2.


L’Etat de côte d’ivoire a ratifié les conventions n° 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, la convention n°98 sur le droit d’association et de négociation collective. Cependant, les suspensions de salaire, les ponctions disproportionnées sur les salaires déjà grevés par plusieurs impôts, les menaces de radiation des leaders syndicaux constituent de graves entraves à l’exercice de la pratique syndicale. Tant et si bien que les syndicats qui sont des régulateurs sociaux, éprouvent de réelles difficultés dans leur rôle de défense des intérêts matériels et moraux de leurs membres. Nous demandons que soient effectivement appliquées les différentes conventions et que le nouveau Statut général de la Fonction publique soit adopté.


Au niveau du secteur Privé, nous demandons:

-La révision du Code du travail qui devra inclure les dispositions favorables à la préservation et à la stabilité des emplois, la prise de l’ensemble des décrets d’application du code du travail, la revalorisation du Smig et du Smag et l’article 31.8 du nouveau Code du travail prévoit une revalorisation tous les 3 ans qui n’est à ce jour pas respecté; 

-La revalorisation des pensions de retraite qui est nécessaire en raison du caractère dérisoire des pensions de retraite dans ce secteur. Il est nécessaire de revoir les conditions du bénéfice des pensions du conjoint survivant extrêmement contraignantes. 

Pour toutes les questions liées au secteur privé, seul un dialogue tri partite (Etat- Entreprises et syndicats), avec une forte implication de l’Etat qui pourrait exonérer les entreprises privées de certains impôts afin que celles-ci puissent mettre les ressources générées au service du bien-être des travailleurs. Toutes ces questions ne peuvent trouver de solution durable qu’à la condition de favoriser un dialogue social inclusif et productif.

Nous voudrons adresser nos félicitations au Premier ministre Patrick Achi ainsi que tous nos vœux de succès dans la nouvelle mission à la tête du gouvernement ivoirien. Il est ministre depuis les années 2000 et il connait les préoccupations majeures des Ivoiriens en particulier, celle des travailleurs.

Rendez-vous le 1er mai!

#Ensemblepour2021 

#ZadiIroko

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