Attaques contre les Haoussas : Boni-Claverie accuse Adou Richard ; ses vérités sur l'immigration

RaoulMobio

Près d’une semaine après les violences perpétrées sur des ressortissants Nigériens d'ethnie Haoussas à Abidjan, sur la base d’une Fake news, Danièle Boni-Claverie, présidente de l'Union Républicaine pour la Démocratie (URD), a condamnée des ‘’événements regrettables’’ qu'elle dépeint comme ‘’une honte pour notre pays''.

Amère dans la réaction qu'elle nous faisait parvenir ce Lundi 14 Mai, l’ancienne ministre de la communication a pointé du doigt la réaction du procureur de la république, Adou Richard, qu'elle juge trop molle face aux exactions commises par ‘’les microbes’’ qui lors de cette journée de violence, s'en sont pris ‘’avec une rare banalité un monsieur qui marchait tranquillement’’.

‘’Notre société est vraiment malade, vidée de ses valeurs, laissant toute une jeunesse à la dérive, livrée à elle-même face à des adultes tétanisés par peur d’éventuelles représailles. Comment comprendre que ce phénomène qui gangrène toutes les communes d’Abidjan ne soit pas pris à bras le corps par le gouvernement et que ces images révoltantes n’aient pas suscité l’ire du Procureur général Richard Adou’’, s'est insurgée la présidente de l’URD qui déplore la situation de ces jeunes gens, ‘’Utilisés pendant la crise postélectorale de 2011 comme enfants soldats, enfants condamnés à tout faire par les combattants’’ et qui ‘’ont vécu les affres et l’immoralité de la guerre’’.

C’est pourquoi, suggère-t-elle, ces enfants ‘’Déscolarisés, abonnés à la drogue, abandonnés à eux-mêmes… doivent aussi bénéficier en priorité de l’attention des gouvernants et d’une intégration sociale prioritaire’’. Pour Boni-Claverie, ‘’ Les Ivoiriens ne sont pas xénophobes, ils le démontrent depuis des décennies’’.


Si la première responsable de l’URD appelle à l’instauration ‘’d'une véritable politique d’immigration’’, elle estime déjà urgent que ‘’ l’Etat mette un terme à la fraude sur la nationalité ivoirienne qui s’acquiert trop facilement par des voies détournées et dévalorise ainsi un acte symbolique fort qui ne peut être réduit à une simple formalité administrative et encore moins être le résultat d’un acte délictueux’’.

Raoul Mobio

RaoulMobio contact@operanewshub.com