Découvrez comment les étudiants de l’intérieur se font de l’argent pour tenir

Negrowski

Être étudiant en Côte d’Ivoire n’est pas chose facile. Beaucoup pourraient en témoigner et rien qu’à écouter les plaintes de certains d’entre eux, on est presque touché par tous les récits de leurs infortunes. Être étudiant en Cité d’ivoire c’est savoir allier école et vie socioprofessionnelle. Il est clair que sans source de revenus, il est quasiment difficile de suivre le rythme infernal de nos universités. 

Le fait est que, les villes universitaires tendent à être les villes les plus chères du pays. Korhogo, Daloa, Man autant de villes qui ont vu des milliers d’étudiants sur leurs sols ces dernières années. Évidemment, le plus souvent l’argent alloué par les parents aux étudiants est insuffisant pour la majorité des étudiants. Il faut donc se « chercher » pour tenir dans des universités où les bourses tardent à être payées et, pis encore, ne sont pas octroyées à tous les étudiants.


Ainsi, les étudiants alternent entre cours et « gombos ». Certains même au détriment de leurs ambitions universitaires.


À Bouaké et Korhogo, les étudiants se tournent de plus en plus vers les métiers de « taxi-motos », pourtant dangereux à cause de la forte exposition de ceux-ci au trafic routier. Le métier qu’on qualifierait de basique pour tout étudiant est surtout celui de répétiteur ou donneur de cours à domicile. L’appellation courante de ce « gombo » est CD. Mieux, ils enseignent parfois dans des écoles privées.


La plupart des restaurants proposant du garba sont aussi tenus par des étudiants qui n’hésitent pas à se mouiller pour s’en sortir. Ils sont parfois boudés par les anciens vendeurs qui voient en eux des concurrents et des obstacles à leurs commerces. 

Les métiers de « manawa » ou aide-maçon sont quelques uns des plus éprouvants pour des rémunérations approximatives et assez éloignées des efforts fournis.

Néanmoins, on compte des étudiants propriétaires de fermes, de structures de livraison, de petites entreprises de traitement de texte. 


Le tout étant de pouvoir joindre les deux bouts, ce sont des initiatives à encourager. Mais généralement, certains se perdent en chemin préférant suivre l’argent plutôt que les diplômes pourtant unique raison de leur inscription à la fac. 


Et vous, qu’avez-vous fait en tant qu’étudiant ?


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Negrowski contact@operanewshub.com