Josué Guébo : "Ceux qui rêvent d'une entrée clandestine de Gbagbo indiquent qu'ils sont désespérés"

LouisCésarBANCE


Alors que les geôles de la CPI se sont anéanties et que le président Laurent Gbagbo est désormais libre de rentrer chez lui, on parle de plus en plus à Abidjan de son retour imminent.


Chez les aficionados du Woudi dont des noms caciques sont revenus d'exil pour aplanir son come-back, l'on ne peut empêcher l'histoire de s'écrire comme elle le voudrait elle-même comme si elle était dotée d'un libre arbitre. S'écrire elle-même en permettant que celui qui fut déporté plus de dix ans loin de sa terre, y revienne, accueilli dans la chaleur et l'enthousiasme des siens. Tel que l'enfant prodige biblique à qui le père a réservé une fête triomphale à son retour d'excursion, provoquant la jalousie du fils sédentaire.


Cependant, de l'autre côté, dans le camp du régime d'Abidjan, on pense comme le fils sédentaire, opposé à un accueil héroïque de son frère. Au RHDP, on est d'accord pour que Gbagbo revienne, mais pas question de fanfare, ni même d'applaudissements. Il a le droit de revenir, mais dans la plus grande clandestinité, dans la plus grande sobriété. Monsieur Josué Guébo, professeur à l'Université, semble trouver cette approche malsaine et pathologique de faiblesse lorsqu'il dit ceci des protagonistes du Woudi :


« Ceux qui rêvent d'une entrée clandestine du Président Laurent Gbagbo indiquent qu'ils sont désespérés. »

Désespérés en voyant de loin cette forte aura du président prodige qu'il redouterait ?


Doit-on, peut-on empêcher Gbagbo de laisser écrire, avec embellissement, les futures pages de son épopée ? Lui, l'historien dont l'une des célèbres citations est de savoir laisser des traces à son passage, en gage de témoignage pour ce que fut notre histoire...


Avec ce come-back en cascade d'exilés les plus représentatifs de la sphère FPI et ce comité d'organisation du retour de Gbagbo mis en place, il est clair que chez les GOR il serait inimaginable d'acceuillir leur mentor sans tous les honneurs qui lui reviennent de droit, à la hauteur de sa traversée du désert Scheveningen... Un retour de Gbagbo sans fanfare, ce serait comme une bonne sauce sans sel ni cube-magie, aucune saveur ? Le RHDP tient à ce que la sauce soit dégustée ainsi, dans la fadeur. S'accordera-t-il avec le FPI sur la finition de la cuisine ?


Louis-César BANCÉ

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