Les scarifications en Afrique: une carte d'identité pour les peuples

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Selon l’étude de Jordie. J. Koko, la pratiques des scarifications dont beaucoup ignorent aujourd’hui l’origine et la signification sont loin d’être anodines en Afrique noire. 90% des scarifications ont été initiées afin de marquer l’intégration des individus et de reconnaître plus aisément leurs origines au sein de la population noire. Il existe plusieurs signes qui permettent de faire la distinction entre les groupes ethniques, les tribus, ou encore les divers échelons de la hiérarchie. L’Afrique noire compte des centaines de groupes socioculturels qui s’adonnent habituellement à des scarifications et cultes identitaires. Pratiqués sans aucune distinction de sexe, leurs dimensions peuvent toutefois varier d’un groupe ethnolinguistique à un autre. Ainsi vous verrez des courtes de scarifications chez certains, et carrément des balafres pouvant aller de la tempe au menton chez d’autres. Les significations sont aussi nombreuses que les scarifications sont diverses. Selon leurs formes, leurs dimensions et leurs positions sur un visage, il est possible d’identifier les individus d’une ethnie donnée, d’une famille ou encore d’une catégorie sociale. À titre d’exemple, nous pouvons citer les abaja, les kékés, et les kpélé chez les yoruba, les bonis du Burkina faso, les Senoufos et les baoulé de côte d’Ivoire, les karo d’ethiopie, les nuba du soudan, etc. toutes ces ethnies portent 90% des scarifications issues de leurs traditions. Par ailleurs les scarifications ne sont pas seulement à but identitaire. La médecine en Afrique n’est pas que moderne; elle est aussi traditionnelle et les scarifications y occupent une place importante. On distingue à cet effet plusieurs types de scarifications à finalité curative et/ou préventive. On scarifie donc aussi hommes, femmes et enfants en Afrique noire afin de les soigner ou les protéger des maladies comme l’épilepsie, la paralysie facile, la lombalgie, le zona, la migraine, etc.

Pratiquées sur les enfants avant l’âge de dix ans, elles permettent d’identifier l’etat de santé, l’ethnie, le village ou la communauté. Ce n’est jamais un symbole isolé. Elles peuvent avoir donc une dimension spirituelle. Presque partout, la pratique s’est arrêtée dans les années 1970-1980 pour diverses raisons : politiques, économiques et sociales

. Plusieurs facteurs expliquent le délaissement de ces pratiques qui, autrefois, permettaient de connaître l’origine d’un individu dès le premier regard posé sur lui. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles 70% d’africains ne souhaitent plus faire des scarifications à leurs enfants. Ils ne veulent pas forcément qu’on les reconnaisse à cause des signes sur leurs visages. Il en va parfois de leur sécurité!

En côte d’ivoire par exemple, si 60% d’individus les trouvent désuètes, 40% autres pensent qu’il faudrait les préserver

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