Tu seras ébloui quand tu découvriras le travail de cette dame : "je suis fière de faire ce travail"

MiBo

Ce jour là, je m'étais rendu dans un atelier de chaussures situé au quartier Ahougnansou château (Bouaké) pour des réparations. Arrivé devant cet atelier, j'ai rencontré un jeune garçon d'une quinzaine d'années qui m'a reçu et m'a fait entrer dans le magasin. Je fus satisfaire du cadre. Il y avait tout ce qu'il faut à un bon coordonnier, pour satisfaire sa clientèle. En plus de l'équipement et des chaussures de tout genre qui s'y trouvaient, je pouvais apercevoir des sacs à mains et des sacs à dos coursus ou réparés. Je n'ai point cesser de dévorer du regard tout ce qui s'y trouvait. Je me demandais, si ce jeune garçon est l'artisant de ces œuvres et le maître de cet atelier. Une chose est sûre, je me disais :<< il a vraiment du talent>>. Mais grande a été ma surprise après la découverte de ce qui arriva plus tard. Dix minutes après mon arrivée, alors que le jeune garçon s'occupait de mes chaussures, une dame d'une quarantaine d'années environ fait son entrée dans l'atelier. Je me suis dit :<< tiens! une cliente de plus!>> Elle m'a salué gentillement et a commencé une conversation avec le jeune coordonnier. De là où j'étais assis, je pouvais entendre la dame qui parlait en disant :<< Ce sont les chaussures de ce monsieur que tu répares?.... La corde que tu as posé est trop courte.... laisse moi voir..>> Je me demandais qui était cette femme. Aussitôt elle attacha un pagne sur sa robe, se saisit des chaussures, puis commença à les examiner avec attention. Ensuite elle a commené à tracer les motifs.

Cette dame, du nom de N'cho Nina epouse Kramo, n'est ni une cliente, ni moins une personne en visite dans l'atelier de chaussures. Mais la patronne du jeune coordonnier, l'artisane des œuvres par lesquelles j'ai été ébloui à mon arrivée dans ce lieu. Vu le déroulement des choses, je n'ai point manqué de vouloir en savoir plus. Elle répondait à mes questions en disant ceci :<< c'est mon lieu de travail. Je suis coordonnière et je vis de ça. Je n'ai pas honte de faire ce travail. Tout dépend de comment tu le vois toi-même. J'ai appris ce métier auprès d'un monsieur qui était mon patron. Je suis mariée et j'ai plus de 5 enfants. Mon époux est mon soutien de tous les jours. Je n'ai aucune gêne à faire ce métier, même si d'autres femmes le trouvent salissant. C'est ce que j'ai aimé et choisi. Je suis fière de le faire.>> Elle était toute joyeuse de me parler de son travail. Je pouvais sentir en elle l'amour qu'elle a de donner forme et vie, aux chaussures et aux sacs.

Si chacun apprenait à s'aimer et aimer ce qu'il a, sans envier l'autre, il comprendrait que le bonheur est psychologique, et non matériel.

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