La société civile favorable à une justice transitionnelle non sélective

goorémichel

La mise en œuvre du processus de réparation des préjudices subis par les populations dans les États d'Afrique qui ont traversé des conflits et connu une fragilisation du tissu social, comme recommandé par l'Agenda 2063 de l'Union Africaine (UA) reste encore décriée par les organisations de la société civile ivoirienne.


A commencer par le Réseau Action Justice et Paix (RAJP), dirigé par Anicet Durand Oboué. Cette faîtière d'OSC dit s'offusquer des arrestations et condamnations arbitraires qui ont cours en ce moment et crains que cela n'altère davantage la cohésion sociale.


Son appréciation sur la justice transitionnelle en côte d'ivoire,le RAJP l'a faite au cours d'un atelier qu'il a organisé les 23 et 24 juin dernier à la Conférence Episcopale Régionale de l'Afrique de l'Ouest Francophone (CERAO) à Abidjan. Cette plénière de deux jours dont le but est de renforcer la participation des OSC à l'effet de contribuer à la prévention des violations des droits s'inscrit dans la mise en œuvre du projet :<< Renforcement des organisations de la société civile d'enfants et de jeunesse pour une réparation effective des victimes.>>..


Le projet bénéficie de l'appui financier de Africa Transitional Justice Legacy Fund (ATJLF).Pour le président du RAJP, Obouet Anicet Durand, la justice transitionnelle devrait être inclusive et participative pour permettre la consolidation de la cohésion sociale. 


« Dans le processus de justice transitionnelle, en côte d'ivoire,il y'a eu des insuffisances.Meme au niveau international , l'erreur est venue parce qu'ils ont enquêté dans un seul camp. il faudrait que toutes les couches sociales victimes concernées puissent se reconnaître dans tout ce qui est fait en leur faveur. Ce processus de justice transitionnelle ne doit pas prendre de connotation politique. Il doit jouir d’une autonomie financière de sorte à ne pas vivre sous l’influence de décideurs politiques. >>, a déploré le président Durand Oboué .


Dont l'organisation se dit convaincue que seule une justice transitionnelle transparence et qui ne subit aucune influence politique; pourra favoriser la réparation des torts et la cohésion sociale effective en terre ivoirienne .

Directeur de la Cohésion sociale au Ministère de la solidarité, de la cohésion sociale et la lutte contre la Pauvreté, Michel Seka a, à l'occasion, exhorté la jeunesse ivoirienne à plus de bon ton, à la tolérance.Toutes valeurs qui ,selon lui,pourrait aider à assurer stabilité et sécurité au pays.


Gooré Michel

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