Mali : la CEDEAO et la communauté internationale accusées d'avoir favorisé cette crise

Ahoussiakajean

Les militaires reprennent le pouvoir au Mali

 

'' A partir du moment où on donne une certaine carte blanche aux nouvelles autorités du Tchad, on crée un boulevard parce qu'on donne la possibilité aux militaires maliens de faire la même chose''. Telle est l'affirmation faite le lundi 26 mai par Brema Ely Dicko, analyste politique malien dans le journal d'Afrique (19 h 30 mn GMT)sur les antennes de France 24. 

L'invité de la chaîne internationale faisait cette déclaration pour accuser la communauté internationale et les organisations africaines d'être à la base de la situation que connaît le Mali. 

Même s'il les nomme pas directement, pour Brema Ely Dicko c'est le mutisme de la Communauté internationale et des organisations africaines face à la situation tchadienne qui a encouragé les militaires maliens à agir ainsi.

Pour cette fois, avait-il prédit, il n'espère pas que les militaires vont reculer et laisser le pouvoir aux civils. Pour l'heure, l'analyste politique semble avoir raison car quarante-huit heures après leur arrestation, le président de la transition Bah N'Daw et son Premier ministre ont démissionné hier 26 mai de leur fonction. Les putschistes ont mis à exécution le même scénario qu'ils ont fait pour chasser IBK du pouvoir, il y a neuf mois.

Pour l'heure, reste à savoir si ces nouveaux hommes forts du pays vont plier sous la pression internationale ou bien vont-ils rester dans leur logique de se maintenir au pouvoir.


Aka

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