"Même Jésus a pardonné à la prostituée", déclaration choque d'une députée sur l'homosexualité

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Sylvie Nzamba Kotha, députée PDG du 3e arrondissement de Libreville,(Gabon)

Les lois sur la législation ou non de l'homosexualité dans nos pays africains font toujours polémiques et sont sujet à de grandes discussions. C'est ce qui s'est passé au Gabon cette semaine.

Contrairement à la majorité des 48 députés ayant fait le même choix qu’elle dans la nuit du 23 au 24 juin, lorsqu’il s’agissait de dépénaliser ou non l’homosexualité à l’occasion de l’examen du nouveau Code pénal, Sylvie Nzamba Kotha ne se cache pas.

En effet,elle assume avoir voté «Pour», permettant ainsi à l’Assemblée nationale d’acter l’adoption du retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 de la Loi n°042 2018 du 5 juillet 2019 portant Code pénal. Ainsi ,sur sa page Facebook, la députée PDG du 3earrondissement de Libreville justifie son choix par ses convictions religieuses, même si elle assure vouer un respect sans faille aux mœurs et coutumes de son pays.

«Je suis catholique pratiquante, j’ai des convictions religieuses […] Jésus Christ lui-même a pardonné la prostituée», rappelle-t-elle avant d’indiquer que le Gabon, comme de nombreux pays à travers le monde, a adhéré à plusieurs conventions internationales garantissant les droits de l’homme et les libertés des individus. Pour l’élue, la dépénalisation de l’homosexualité est donc à prendre comme la conséquence du choix de l’État gabonais.

«Respecter les droits de l’homme, c’est respecter la vie d’autrui. Nous ne devons pas confondre la dépénalisation […] à la légalisation. Le gouvernement n’a pas légalisé ce fait de société», soutient la députée de la majorité qui ne manque par ailleurs pas d’ajouter que son choix était également politique. «Je me permets de vous rappeler qu’en tant que députée du Parti démocratique gabonais, il est de ma responsabilité de soutenir le Premier ministre dans les réformes présentées. Un engagement est un engagement», assume-t-elle, non sans lancer une pique à ses collègues s’étant abstenus lors du vote : «ils auraient pu avoir plus de cran».


Kpoungbouti Francis

Écrivain

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