Assistance financière de la France : Jusqu'où Houphouët voulait aller après sa visite en Israël

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En moins de 4 minutes, cet extrait de reportage posté ce Lundi 20 Septembre par le journaliste Ivoirien de Martinique la Première, Serge Bilé, édifie sur la vision qu’avait Félix Houphouët Boigny, premier président de la république de Côte d’Ivoire, de l’avenir des relations bilatérales entre son pays alors fraîchement indépendant et la France.

 

Le reportage n’est pas daté. Mais, il est réalisé entre 1962 et les quelques années qui ont suivi. On y découvre le Lycée classique d’Abidjan tel qu’il était à ses débuts avec un mélange hybride de pensionnaires de races blanche et noire.

Une époque où les élèves étudiaient fréquemment à la lumière des réverbères.

 

Dans cette république qui fait ses premiers pas, confrontée au défi du développement, les élèves de cette école d’excellence ont des ambitions diverses. Certains rêvent de devenir diplomates, d’autres se voient embrasser d’autres carrières dans l’administration publique ou privée, mais personne ne songe à retourner à la terre. ‘’Il y’a là un danger pour un pays pauvre’’, relève le commentateur à l’accent Français. Puis, ce dernier de poser la question au chef de l’état, Félix Houphouët-Boigny : ‘’Jusqu’à quand aura-t-elle (Ndlr : La Côte d’Ivoire) besoin de l’aide financière et technique de la France ?’’.

 

Le président Ivoirien qui en 1962 avait effectué une visite officielle en Israël répond : ‘’ Je pourrais vous dire une image que les Israéliens au cours de ma visite en Israël m’avaient laissé et qui m’a fortement impressionné. Quand on leur demandait les raisons pour lesquelles le Lac de Tibériade était plus vivant, plus riche que la mer morte, ils n’ont pas hésité à reconnaître que c’est parce que le lac Tibériade qui reçoit des eaux en laisse couler. Par contre, la mer morte reçoit tout et garde. La Côte d’Ivoire ne voudrait pas être à la place de la mer morte. Elle voudra recevoir parce qu’elle a l’ambition de pouvoir un jour et le plus tôt possible, pouvoir donner également’’.

 

En d’autres termes, la jeune Nation Ivoirienne d’alors, selon la vision de son dirigeant restait ouverte à l’expertise technique et au soutien financier de son ex colonisateur. Ceci, dans le but affiché de consolider son développement et exporter à son tour son savoir-faire à l’extérieur. Près de 60 ans après la réalisation de ce reportage, la Côte d’Ivoire figure toujours au rang des pays sous-développés avec un PIB par habitant qui en 2019, s’élevait à un peu plus de 1120 FCFA.

 

Sur le parcours, se sont dressés de nombreux écueils. Notamment des crises politiques et sociales, qui se sont accentués avec la mort en Décembre 1993, de celui qui rêvait de faire de son pays une référence en matière de développement en Afrique.

Raoul Mobio

Lien de la vidéo: https://www.facebook.com/769589493/posts/10159520153824494/?sfnsn=wa&d=w&vh=i

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