Monde du travail/ Y'a-t-il une seconde chance pour les sans emploi après 45 ans?

SRANKPA

Mer2605212045

L'une de mes connaissances vivant en Europe depuis plusieurs années a connu des fortunes diverses au plan professionnel depuis 20 ans qu'elles y vit. Elle a été caissière à ses debuts, et l'argent engranger lui a permis de s'inscrire à l'université et de décrocher un diplôme grâce auquel elle a eu à exercer plusieurs années dans le domaine du tourisme. Malheureusement des problèmes de personnes l'ont amené à quitter ce boulot et d'autres circonstances inattendues l'ont plus ou moins maintenue dans une situation professionnelle précaire. Mon amie s'est par la suite engagée dans des structures de bénévolat dans lesquelles elle avait en charge des enfants. Petit à petit, elle a fini par prendre goût à l'encadrement des petites filles et des petits garçons et à développer une envie de s'impliquer de façon plus formelle dans cette activité ?

Il ya quelques temps, elle s'est inscrite à un programme de formation pour devenir enseignante dans le secondaire. On lui a demandé de passer à nouveau son BEPC qu'elle a réussi avec brio. Après un test de sélection strict, elle a donc intégrer un programme de formation où elle apprend divers langues ainsi que la pédagogie. D'ici un an elle décrochera à 50 ans révolus, le New Qualified Teacher (NQT) qui est un diplôme pour enseignant débutant et pourra donc exercer dans des écoles prestigieuse et faire une belle carrière

En Afrique (surtout francophone) et singulièrement en Côte d'Ivoire, si à 40 ans vous n'avez ni formation ni emploi stable, il n'est pas sûr que notre société vous offre une seconde chance pour vous réaliser dans la vie. La quasi totalité des offres d'emploi ou de formation se focalise sur une tranche d'âge qui rarement dépasse les 35 ans. L'exemple de mon ami est certes dans le domaine de l'enseignement. Mais les possibilités et chances sont quasi-similaires dans tous les domaines d'activités où l'on tient d'abord à ce que le postulant peut offrir à l'entreprise. Un banquier peut perdre son emploi à la banque, s'inscrire dans honte à 50 ans dans une école pour apprendre la pâtisserie et chercher par la suite un emploi dans une boulangerie à défaut de s'installer à son propre compte. Cela est-il possible chez nous? Dans une société où l'on vous vieilli plus vite que vos forces ne peuvent vous lâcher ce n'est même pas envisageable. L'État doit donc se saisir de ce genre de modèle afin d'impulser une nouvelle façon de penser la formation et l'emploi afin qu'après des échecs dans la vie, des citoyens qui ont du potentiel ne se sentent pas inutiles.

SRANKPAWA BOUAKE Mer2605212045

Photos: Internet

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