Procès de Soro et de 20 co-accusés : les premières images de l'audience au Tribunal Criminel

GALLETRICHARD


Par Richard Gallet


On attendait ce jour du 19 Mai. Il est enfin arrivé. Soro Guillaume, ancien premier ministre et ex président de l'Assemblée Nationale jugé par contumace et dix-neufs de ses collaborateurs se trouvent en ce moment devant les juges du Tribunal Criminel du Plateau.


Ils étaient dix-neufs partisans de Soro Guillaume, hormis l'avocate Affoussiata Bamba Lamine _ cette dernière en exil_ à se présenter ce jour au box des accusés. Ils sont arrivés en début d'après-midi aux environs de midi sous une forte escorte policière à prendre part à l'audience et à prendre place dans le box des accusés. On a pu retrouver des visages comme celui de l'ex ministre Lobognon Agnima Alain Michel, de son protocole Koné kamaraté Souleymane ,de Sess soukou Mohammed, ancien maire de Dabou. On notait également la présence d'une fratrie de l'ex chef rebelle en l'occurrence Soro Yedjossigué Simon, responsable d'ONG, et du commissaire de police Soro Rigobert. Tous hilares pour la plupart et avec de bonne mine.

Soul to soul et soro Simon frère aîné de l'ex président de l'Assemblée Nationale dans le box des accusés


Tous devraient répondre des faits d'accusation de complot contre la sûreté de l'État, de participation à une bande d'armée sans y exercer aucun commandement, de détention sans autorisation d'armes à feu, et d'autres actes et manoeuvre de nature à compromettre la sécurité publique.


Selon le parquet ivoirien, l'ex-président de l'Assemblée nationale (2012-19), qui vit en exil à l'étranger depuis deux ans, aurait fomenté une "insurrection civile et militaire" lors de son retour - finalement avorté - en Côte d'Ivoire en décembre 2019, dix mois avant l'élection présidentielle.

Guillaume Soro, 49 ans, est accusé de "complot", "tentative d'atteinte contre l'autorité de l'Etat" ainsi que de "diffusion et publication de nouvelles fausses jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ayant entraîné une atteinte au moral des populations", selon l'ordonnance de renvoi devant le tribunal criminel d'Abidjan (équivalent de la cour d'assises). Il encourt " une peine de prison à perpétuité" selon ce qu'avait Alassane Ouattara lors d'une interview accordée à un confrère français.


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