Visite au chef de l'Etat, création de parti...comment Gbagbo met la pression sur Ouattara ?

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L'actualité politique vibre au son du congrès constitutif du nouveau parti politique de Laurent Gbagbo. Après la visite au président Alassane Ouattara, la création, le les 16 et 17 octobre prochains, sonne comme une pression faite au "brave Tchê".

Laurent Gbagbo, désirant contourner la pierre Affi, veut donner un cadre d'expression à sa vision pour la Côte d'Ivoire et pour l'Afrique, à travers la création d'un instrument politique. Mais son aptitude juridique à réaliser ce projet est sujette à polémique. Elle est même incertaine.

En effet, pour les partisans du camp Ouattara et les autres détracteurs du Woody de Mama, la condamnation à 20 ans de prison dont il a fait l'objet dans l'affaire du braquage de la BCEAO, l'en empêche. Pour les lieutenants et autres partisans et sympathisants de l'ex pensionnaire de la CPI, la condamnation de leur champion n'est pas conforme à la loi. Même les Juristes des deux camps ne s'accordent paradoxalement pas sur l'interprétation des règles de procédure qui devraient pourtant être univoques. On se brouille sur les mots et expressions "par contumace", "par défaut" ou "par itératif défaut".

Ce qui est cependant incontestable, c'est que pour les autorités judiciaires, la décision frappant l'homme sorti victorieux devant les juridictions internationales est bien devenue définitive. C'est la raison pour laquelle, la Commission Electorale Indépendante, en tirant les conséquences, a rayé le nom de l'opposant historique de Félix Houphouët-Boigny de la liste électorale. Cette décision de l'organe électoral a été même confirmée par la justice. Et, en fin de compte, c'est leur décision qui compte. Dans ces conditions, quoi qu'on dise, Laurent Gbagbo n'est pas juridiquement apte à diriger un parti politique en Côte d'Ivoire.

Mais le fait est qu'à son arrivée, malgré l'absence des membres du gouvernement à l'aéroport, il a posé un pas géant dans le sens de la décrispation et même de la réconciliation, en allant lui-même à la rencontre de son adversaire d'hier. Ce pas géant parle pour lui, tout en constituant une pression pour le Président Ouattara qui serait mal vu, s'il ne faisait rien pour réhabiliter à son tour Laurent Gbagbo. Comme on le dit en Côte d'Ivoire " Gbagbo a un crédit sur Ouattara".

Sans doute, il est attendu du Président de la République, un projet de loi d'amnistie(et non une grâce présidentielle), seule mesure indiquée pour effacer la condamnation contre Laurent Gbagbo.

Dans ce sens, le compte à rebours a déjà commencé, car après le congrès des 16 et 17 octobre, la déclaration du nouveau parti sera faite par les instances du nouveau parti. À cette occasion, le statut de condamné du président Gbagbo pourrait servir d'argument pour refuser la délivrance du récépissé.

Alors, que Ouattara ait le dos au mur, c'est peu dire. Mais ce que l'on pourrait se demander c'est si ce schéma n'a pas été savamment pensé par le président Gbagbo. Quand on sait que l'homme traîne la réputation de génie politique, ça ne serait pas étonnant.

Les Anglais disent <<Wait and see>> !

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