Korhogo : formation des sages-femmes sur la déontologie médicale

Lucoracle

L’affaire des sages-femmes ayant abandonné une parturiente à Adzopé, au cœur de l’actualité, a amené ce 18 Mai à Korhogo dans la région du Poro, le Président de la Société de Gynécologie et d’obstétrique de Côte d’ivoire (SOGOCI), Professeur Serge Boni a lancé un appel aux sages-femmes. À l’occasion de l’installation d’une section de leur mouvement, le Président a conseillé la loi des 3R. Elle doit être rassurante, résistante et réactive dans son activité quotidienne de lutte pour la santé de la mère et de l’enfant. 

La première loi consistant à être rassurante stipule que la sage doit développer un sens d’accueil et de sympathie remarquable capable de mettre en confiance la femme enceinte afin de mieux gérer son stress. (Quand on sait le taux de mortalité effroyable lié à l’accouchement). La deuxième loi ou règle, la résistance invite la sage à s’armer d’une volonté infaillible, un courage indéfectible et ce, malgré son état d’âme, à se faire sienne l’accouchement. Enfin, la réactivité tient de la part de la sage-femme à être vigilante et impliquée à la vie de la parturiente afin de s’enquérir de ses nouvelles et intervenir en cas de complication.

Dans son activité quotidienne, le professeur a amené la sage à se poser la question d’un l’impératif, une question d’un revêtement moral mettant au cœur de sa pratique, la valeur de la personne humaine. Par exemple, un principe comme « Qu’aurais je fais si c’était ma mère ou ma sœur ? » en un mot, le Professeur a invité les sages-femmes à considérer la femme enceinte comme un membre de leur famille ou une personne qui leur est chère. En pensant à l’attitude des trois sages sanctionnées à Adzopé, cette corporation doit faire le nécessaire pour respecter l’éthique et la déontologie qui régissent sa fonction afin de sauver des vies. 

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