Arlette Zaté arrêtée: Doit-on au nom de l'adversité politique, tolérer les injures et offenses?

DanSingault

C'est devenu monnaie courante dans l'arène politique ivoirienne. Le verbe est de plus en plus virulent, les propos dénués de toute mesure et de tout respect. Récemment, la cyberactiviste Arlette Zaté a été arrêtée pour avoir tenu des propos insultants à l'endroit de Madame Simone Gbagbo. L'honorable Mariam Traoré, députée de Tengrela, avait, il y a quelques années, copieusement insulté la responsable des femmes du PDCI-RDA, Sita Coulibaly. Sur la toile, la situation est désolante. Des cyberactivistes de tous les bords politiques déversent régulièrement sur d'illustres personnalités des flots d'injures indicibles. Faut-il tolérer toutes ces offenses morales au nom de la politique et de la liberté d'expression ?

Être d'un bord politique différent qu'un autre citoyen nous donne-t-il le droit de le couvrir d'insanités sur les réseaux sociaux ? La pratique politique obéit tout de même à une certaine éthique. Elle n'exclut pas du tout les règles de respect mutuel et de morale. Les opinions politiques des uns et des autres participent de la vitalité démocratique de notre pays. Elles ne doivent coûter à personne d'être dévalorisé personnellement. C'est à coups d'idées et non d'anathèmes qu'il faut se combattre. Ceux qui insultent s'exposent à des poursuites judiciaires comme c'est le cas de Madame Arlette Zaté. Et c'est bien dommage !

Dan Singault de Blagouin

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