Cepe 2020: où sont passés les 291 millions de frais d'examen ?

SRANKPA

Ldi2106211430

Mme Kandia Camara ancien ministre de l'éducation nationale avait annoncé le remboursement des frais du CEPE

Le 04 Juin 2020 Mme Kandia Kamissoko Camara alors ministre de l'éducation nationale de l'enseignement technique et de la formation professionnelle, au cours d'une conférence de presse, annonçait la non tenue de l'examen du Certificat Élémentaire d'Étude Primaire (CEPE) pour cette seule année. Motif évoqué, les risques de contamination et de propagation de la maladie à Corona virus qui sévissait dans le pays et qui avait obligé l'État ivoirien à prendre des mesures draconiennes au nombre desquelles la fermeture pendant plusieurs mois des écoles. Avec cette décision, la ministre avait aussi annoncé le remboursement aux parents d'élèves des frais de cet examen qui est de 500f par candidat. Mais voilà, un an après cette conférence de presse, le remboursement de ces frais dont le montant global est de 291.740.000 Fcfa (deux cent quatre-vingt-onze million sept cent quarante mille) selon les propres chiffres de la ministre ne semble plus être à l'ordre du jour. En effet, les parents d'élèves et les enseignants du primaire qui nous ont soumis cette situation sont formels, pas un kopeck n'a été reversé. Même son de cloche chez les inspecteurs de l'enseignement préscolaire et primaire avec qui nous avons échangé et par qui le trésor public devait faire transiter ces montants pour les reverser aux parents via les directeurs d'école. Où est donc passé ce presque tiers de milliard facilement collecté sur la tête des 583.480 candidats de l'année 2020? Et pourquoi plus aucune communication sur le sujet un an après la prise de la décision de remboursement ? Est-ce parce que 500 FCFA semble dérisoire dans le cadre d'un remboursement individuel qu'on en parle plus ou parce que les 291.740.000 f ne sont plus disponibles ? Dans tous les cas cet argent appartient aux parents ou aux élèves. Comme on le dit en Côte d'Ivoire, 5 f de l'État ou des banques ne restent pas dehors. Il n'y a donc pas de raison que l'État à son tour, impunément ne rembourse pas ce qu'il doit à ses citoyens. Les exemples en la matière sont légion où l'argent des ivoiriens est abusivement conservé et "ça va pas quelque part" comme on le dit dans les rues Abidjanaise. Il faut que cela change.

SRANKPAWA BOUAKE Ldi2106211430

Photo: Internet

Abonne toi "+ Suivre", Partage, Commente et mets un like

SRANKPA contact@operanewshub.com