Rébellion de 2002 : un ancien cadre de la rébellion accuse Gbagbo ‘’d’effacer sa responsabilité’’

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La commémoration ce Dimanche 19 Septembre 2002, du 19ème anniversaire de l’éclatement de la troisième rébellion armée en Côte d’Ivoire, est largement commenté parmi les ex cadres de l’ex rébellion des Forces Nouvelles (FN), qui sous différents angles, font une relecture des événements de ce jour fatidique du 19 Septembre 2002, qui allait plonger la Côte d’Ivoire dans une crise armée longue de 8 ans. Roger Banchi, ex ministre des Petites et Moyennes Entreprises (PME), et ancien cadre de la rébellion, n’a pas manqué dans son analyse prospective de ce conflit meurtrier de pointer du doigt la responsabilité d’autres acteurs politiques majeurs de l’époque, en dehors de son mentor, Guillaume Soro, qui ce Dimanche encore, se fondait en excuses suite à son implication dans ce mouvement armé.

Entre autres acteurs qui selon lui, n’ont toujours pas admis leur responsabilité dans la dégradation du climat sociopolitique d’alors qui a conduit à l’éclatement de la rébellion, l’ex chef d’état, Laurent Gbagbo dont il se montre déçu de l’attitude dans l’un de ses tweets : ‘’Laurent Gbagbo a fait le choix politique attendu de privilégier sa position historique, d’effacer toute interrogation sur sa responsabilité dans l’avènement du 19 Septembre, et fixer pour sa personne le rôle du brave…’’.

 

Une posture qu’il juge ‘’habile, mais stérile pour l’avenir du pays’’. Rappelons que la rébellion de Septembre 2002 intervint comme la conséquence ultime d’une longue période de dégradation du climat sociopolitique en Côte d’Ivoire, marqué notamment par un pourrissement de la lutte pour le contrôle du pouvoir d’état, qui après la mort de Félix Houphouët-Boigny avait mis en opposition certains de ses héritiers politiques, en l’occurrence Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, ainsi que l’opposant historique, Laurent Gbagbo.

Raoul Mobio

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