Mise en œuvre du système LMD /célébration des admis aux concours d’entrée dans les écoles françaises

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Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Professeur Adama DIAWARA et l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, SEM Jean Christophe BELLIARD ont procédé le lundi 27 juin 2022, à l’Amphithéâtre du District de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody au lancement officiel du séminaire portant sur le « plan d’action pour parachever la mise en œuvre du système Licence, Master, Doctorat(LMD) dans les établissements publics et privés d’Enseignement supérieur et de Recherche de Côte d’Ivoire ».

Une activité organisée aux fins de parachever la mise en œuvre des activités du deuxième Contrat de Désendettement et de Développement (C2D2).

Cette cérémonie qui a eu lieu en présence des principaux acteurs de l’Enseignement supérieur et des partenaires, a été doublée de celle de la célébration des étudiants ivoiriens admis aux concours d’entrer dans les grandes écoles françaises, notamment à X Polytechnique de Paris, HEC Paris et les Grandes écoles centrales de Casablanca (Maroc).

Le ministre Adama DIAWARA et l’Ambassadeur Jean Christophe BELLIARD, ont salué la coopération entre la France et la Côte d’Ivoire et les « efforts consentis par la France pour soutenir le système éducatif ivoirien dans son ensemble ».

Dans son allocution d’ouverture, le ministre Adama DIAWARA a longuement insisté sur la mise en œuvre du système LMD.

« La mise en œuvre du système LMD a vocation entre autres, d’améliorer la qualité de l’offre de formation pour le rendre plus pertinent par rapport aux besoins du monde socio-économique et en cohérence avec les standards académiques internationaux. C’est grâce à cette offre de formation améliorée que nos établissements d’enseignement supérieur pourront désormais, présenter sans complexe, leurs étudiants aux concours d’entrée dans les grandes écoles françaises d’excellence.

 Il s’agira donc de faire le point de l’offre de formation existante en vue de revisiter les parcours de formation en lien avec le monde socio-économique », a d’emblée indiqué le professeur Adama DIAWARA .

 "Cette mise en cohérence devra se faire en étroite collaboration avec le secteur productif, pour in fine, avoir une offre de formation pertinente par rapport aux besoins du marché de l’emploi. C’est tout le sens donné à la mobilisation des fonds importants, plus d’un milliard de Francs CFA dans le cadre du C2D pour la mise en œuvre de ce plan d’action", dira le ministre.

Poursuivant, il a affirmé que ce plan d’action a pour objectif de renforcer les capacités des ressources humaines et de gouvernance académique.

Toutefois, le ministre a fait savoir que « beaucoup reste à faire » pour parachever la mise en œuvre du système LMD, en Côte d’Ivoire

 Pour rappel, c’est à la rentrée universitaire de septembre 2012, que la Côte d’Ivoire a basculé dans le système LMD.

L’objectif de ce séminaire de lancement est de mobiliser les différents acteurs clés de sa mise en œuvre pour susciter leur adhésion, condition indispensable pour la bonne exécution des différentes activités.

A cette occasion les grandes lignes du plan d’action seront présentées au public cible.

Le séminaire est organisé par la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur (DGES) en étroite collaboration avec les responsables des universités et Grandes Ecoles publiques en liaison avec l’équipe projet C2D du MESRS.

« Depuis 2012, un certain nombre de problèmes demeurent pour sa mise en œuvre. Cela nous oblige à corriger ses aspects et à revoir un certain nombre de fondamentaux.

Il y a en somme un certain nombre de problèmes structurels auxquels il faut faire face », d’où la tenue du séminaire, a-t-il dit.

Auparavant, le ministre a félicité les différents lauréats admis aux concours d’entrée dans les grandes écoles françaises. Aussi, craignant la fuite des cerveaux, le ministre a fait savoir aux lauréats l’impérieuse nécessité de « revenir au pays pour contribuer à son développement".

"Je vous exhorte à partir pour vous former et revenir dans notre pays pour le servir et y apporter à quelque niveau que ce soit, votre contribution. Nous allons prendre un certain nombre de dispositions pour que cela soit », a prévenu le Pr. Adama DIAWARA, qui n’a pas manqué de féliciter les lauréats qui constituent une fierté pour la Côte d’Ivoire.

Pour finir, le ministre a révélé que le budget alloué par an aux bourses d’excellence est passé de 300 millions de Fcfa à 800 millions de FCFA par an, « un saut à saluer », a-t-il dit.

Quant à l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, il s’est « réjouis de prendre part à cette cérémonie qui constitue une occasion de renouveler l’attachement de la France à accompagner les efforts entrepris en faveur de la jeunesse ivoirienne, notamment pour les étudiants ».

Selon lui, cet événement est « la concrétisation de nombreux partenariats qui unissent les écoles » des deux pays.

« Au total, 90 élèves issus des universités et grandes écoles ivoiriennes vont accéder aux meilleures écoles, notamment de la France », a-t-il précisé, non sans dire aux lauréats que « la Côte d’ivoire, leur pays, compte sur eux pour son développement ».

Pour cette année 2022, les résultats se déclinent ainsi:

7 étudiants ivoiriens admis à X-Polytechnique : 4 de l’INP-HB, 3 du Lycée Blaise Pascal, sur 30 étudiants au total admis au concours international de X-Polytechnique ;

34 étudiants admis au Groupe des Ecoles Centrales : 32 de l’INP-HB, 1 du Lycée Blaise Pascal et 1 de l’Université Félix Houphouët-Boigny, devenue pour la première fois centre d’examen et présentant un seul candidat qui s’est classé 12 sur 72 étudiants retenus dans la zone Afrique subsaharienne. On remarquera avec fierté que plus de la moitié de ces étudiants sont ivoiriens ;

6 étudiants tous de l’INP-HB, admis à la prestigieuse école de commerce HEC Paris ;

24 étudiants de l’INP-HB admis à l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Paris ;

15 étudiants du Lycée Blaise Pascal admis au groupe des Ecoles d’Ingénieurs Grenoble Institut National Polytechnique ;

3 étudiants de l’INP-HB admis à l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris et

2 étudiants de l’INP-HB admis à Centrale Supelec.

Evoquant le principal sujet à l’ordre du jour, à savoir la mise en œuvre du système LMD, le diplomate français s’est réjoui de l’intégration systématique du numérique dans le plan d’action.

« Dans le cadre du C2D2, la France a déjà contribué à hauteur de 10 milliards de FCFA au développement du numérique éducatif (…). 

Tout cela aidera les enseignants-chercheurs et les étudiants à s’approprier le processus d’application du système LMD », a fait savoir SEM Jean Christophe BELLIARD.

Au nom des établissements ayant présenté des candidats aux différents concours, le président de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Pr. Ballo Zié a traduit sa gratitude à la France pour son appui au système éducatif ivoirien dans son ensemble, non sans saluer le travail abattu par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) avec à sa tête le ministre Adama DIAWARA.

Mademoiselle Elisabeth Kouamé, porte-parole des lauréats, a éloquemment traduit aussi ses remerciements à la France et au ministre Adama DIAWARA « pour tous ses efforts à promouvoir l’excellence ».

Notons que le Directeur général de l’enseignement supérieur, le Pr. Vafi Doumbia a fait une présentation portant sur les enjeux d’un plan d’action pour réviser et redynamiser la mise en œuvre du système LMD dans l’enseignement supérieur et de recherche.

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