Dos d’âne-Le phénomène inquiète : Voyager devient un véritable parcours du combattant sur des voies

Y.KOBO

(Le dos d'âne de fortune que ce monsieur nous montre est entrain d'être construit/Photo Archives)

La route précède le développement dit-on pour monter la nécessité pour tout pays qui aspire au progrès et au développement de posséder des infrastructures routières de qualité. La Côte d’Ivoire s’y est investi un tant soit peu, mais le phénomène des dos d’ânes sur plusieurs voies surtout de l’intérieur est un hic pour le trafic.

Sur les voies bitumées de l’intérieur du pays, il a été donné de constater un foisonnement des dos d’ânes, notamment sur la longueur des tronçons qui traversent des villages. Ce phénomène qui, peu à peu se repend sur l’étendue du territoire national, est né, il faut il faut le dire de l’inconscience, de l’insouciance et de l’irresponsabilité de certains chauffeurs pour ne pas dire chauffards qui ont endeuillé plusieurs familles.

Cependant, ces dos d’ânes initiés par les habitants de ces localités pour contraindre les chauffeurs à une allure acceptable, pris sous un autre angle, rament à contre-courant de la circulation des marchandises, des biens et des personnes, donc le trafic est directement impacté par cette situation.

Si pour ceux qui voyagent en véhicules personnels les effets des dos d’ânes sont moins ressentis, les passagers des cars de transport en commun vivent un « calvaire ». En effet, si par inattention (souvent il n’y a pas de panneaux de signalisation) ces cars sont surpris par la présence d’un dos d’âne alors qu’ils sont déjà engagés, le choc est d’autant plus violent que les dégâts sont inévitables.

(Voici un panneau de signalisation d'un dos d'âne, souvent inexistant/Photo Archives)

Ainsi, le voyage se transforme en un véritable parcours du combattant. A cela, il faut ajouter le temps mis dorénavant pour parcourir la même distance.

Les usagers de l’axe Tiassalé-Gagnoa en passant par Lakota savent bien de quoi il s’agit. D’autres personnes citent aussi la région de la ‘’Mé’’, dans les zones d’Agboville et d’Azopé pour ne citer que ces zones.

Le moins que l’on puisse dire au regard de ce phénomène et de ses revers, c’est que les dos d’âne ont leur utilité, mais il faut que le gouvernement joue son rôle régalien pour une normalisation de ces ralentisseurs et de leur fréquence sur les voies.

Y.K  

Y.KOBO contact@operanewshub.com

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