Laurent Gbagbo de retour au pouvoir? l'un de ses parrains Français réagit et livre une confidence

RaoulMobio

Acquitté de manière définitive après 9 années de saga politico-judiciaire à la Cour Pénale Internationale (CPI), Laurent Gbagbo devrait rentrer en Côte d'Ivoire, dans un délai encore indéterminé.

Au-delà de la question de son retour, l'avenir politique de l'ex chef d'état se pose avec acuité d'autant plus qu'il est engagé dans un conflit ouvert de légitimité avec son ancien premier ministre, à qui il dispute la présidence du Front Populaire Ivoirien (FPI).

Acteur central de la vie politique Ivoirienne, le prédécesseur d'Alassane Ouattara, qui rappelons le, a conclu un accord de collaboration avec le PDCI-RDA d'Henri Konan Bédié depuis Juin 2020, accord grâce auquel la dissidence du FPI qui se réclame de Laurent Gbagbo et le parti septuagénaire, ont d'ailleurs évolué en unité d'action lors des législatives du 06 Mars dernier en Côte d'Ivoire.

S'il ambitionne clairement reprendre la tête du parti dont il est le principal fondateur dès son retour sur les bords de la Lagune Ebrié, l'ex dirigeant Ivoirien n'a toujours pas fait cas de ses intentions quant à un éventuel retour au pouvoir. Ce scénario qu'espèrent ostensiblement les irréductibles de son camp, Guy Labertit, ex délégué national à l'Afrique du Parti Socialiste (PS) Français, ne le conçoit visiblement pas.

Interrogé sur le sujet ce Mardi 06 Avril par les rédactions des sites Netafrique.net et Ivoirtv.net, il affirmait: ''Je vous ferai observer que Laurent Gbagbo a été élu pour la première fois président de la République à 55 ans sur la base d’une Constitution qui interdisait toute candidature à cette fonction à l’âge de 75 ans. Je crois que ma mémoire ne me trahit pas en évoquant une interview où il affirmait qu’il n’est pas nécessaire de présider la destinée d’un pays pour y faire de la politique''.

Pour Guy Labertit, qui garde toujours des liens étroits avec son ami Ivoirien, le retour de l'ex chef d'état devrait plutôt servir de levier au processus de réconciliation nationale, alourdi par les égos politiques qui se conjuguent notamment en poursuites judiciaires et refus de collaboration entre les principaux acteurs de la situation de tension qui continue de prévaloir dans le pays, plus de 5 mois après le scrutin présidentiel controversé du 31 Octobre 2020.

Selon lui, '' il est opportun que tout obstacle étant levé tant au plan juridique qu’au plan de sa sécurité, il rentre en Côte d’Ivoire car sa présence et sa force morale y sont nécessaires pour que se concrétise un authentique processus de réconciliation''.

Difficile de se projeter pour l'heure avec objectivité dans les ambitions à moyen terme de l'ex président Ivoirien. Seule certitude, son retour devrait accentuer la crise au sein de la première formation de Gauche Ivoirienne.

Raoul Mobio

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