Tiémoko Assalé Antoine déclare : "il faut l'audit des enseignants du primaire recrutés de 2000 à 2020"

JimDASSE

Assalé Tiemoko Antoine, Député-Maire de Tiassalé fait une sortie des plus tonitruantes en cet après-midi du jeudi 8 juillet 2021. Alors que la Côte d'Ivoire, à travers le MENA et sa tutelle cherche désespérément les voies et moyens pour remonter l'école ivoirienne en annonçant même des assises. L'illustre journaliste, Député-maire de Tiassalé fait des propositions des plus alléchantes et suscite la polémique.

Lucarne !


Assalé Tiemoko Antoine a la réputation d'avoir sa langue dans sa main. L'homme qui ne cache pas ou ne mâche pas ses mots, décide d'orienter ses canons sur l'ensemble du corps enseignant, surtout ceux du primaire. A l'orée des états généraux de l'école ivoirienne annoncés pour bientôt, l'honorable fait des propositions à la Ministre Mariatou Koné.

Il demande entre autres : L' audit de l'enseignement primaire. 

"La ministre de l'éducation nationale et de l'Alphabétisation, Mme Mariatou Koné, a entamé, depuis sa nomination, un chantier extrêmement important, pour l'avenir de ce pays. Celui de redonner de nouvelles couleurs à l'école de la Republique. Bravo! 

Dans cette optique, il est annoncé des états généraux de l'éducation nationale, histoire de réunir tous les acteurs autour de la grande malade. 

Je voudrais, puisque ce sujet nous intéresse tous, faire deux propositions.

1/ Prendre un Decret pour mettre fin au detachement des enseignants tant du primaire que du secondaire, dans les ministères. 

Alors que les enseignants sont chaque année en nombre insuffisants, des milliers d'enseignants sont assis dans des ministères à ne rien faire. Il faut les ramener dans l'enseignement. 

Selon le maire Tiemoko Antoine Assalé, il faut ramener les enseignants affiliés à d'autres ministères à leurs ministères d'origine pour sauver l'école ivoirienne. Mais il va plus loin avec sa seconde proposition

2/ Il faut auditer le niveau des enseignants qui ont été recrutés pour l'enseignement primaire, de 2000 à 2020. Plusieurs milliers n'ont pas le niveau ou ont de faux diplômes.

Ils représentent l'un des plus grands dangers, pour notre école. 

Puis, le maire expliquera cette seconde thèse par ses propos

«En 2014, des ensignants sortis des CAFOP et affectés dans des écoles ne savaient ni lire ni écrire correctement. 

Parmi les 10 mille enseignants recrutés de façon exceptionnelle, se trouvent des milliers d'analphabètes. Ils sont en train d'installer, sur le terrain, les ténèbres dans la tête de milliers d'enfants.»

Il faut retrouver ces enseignants et les sortir des classes sans prejudices de poursuites pénales pour fraude et corruption.

Si on ne fait rien contre ça, on n'aura rien fait pour l'école. 

Faisons rapidement ce qui ne presse pas, afin de pouvoir faire lentement, ce qui presse."

Ce sont donc des solutions drastiques proposées par le Député-Maire de Tiassalé.

Mais est-ce adéquat comme solutions ?

N'est-ce pas gravissime de dire que des milliers de personnes ne savent pas lire et ont été recrutées exceptionnellement ?

Retirer des enseignants à qui l'Etat a accordé du crédit, les a formé, puis immatriculés avant de les insérer dans le tissu social est-elle la solution aux problèmes de l'éducation nationale?

Ne faut-il pas revoir le traitement de ses derniers, source de motivation ?

Ne faut-il pas les insérer dans d'autres ministères, sachant qu'ils représentent l'espoir de plusieurs familles ? Pour ceux qui disposent de faux diplômes, ne faut-il pas simplement les exclure ?

En attendant, cette sortie du Député fait tâche d'huile sur internet et suscite de vives réactions dans le domaine éducation/formation.

Nous attendons donc la réaction du Ministère.

JMD

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