Retour de Gbagbo : Assoa Adou dévoile le vrai point de blocage avec les autorités

Jaké

Assoa Adou le Secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo a fait des révélations choquantes mercredi 24 février 2021, à la cérémonie d’installation du Comité d’accueil national du retour de l’ancien président ivoirien. « Il m’a demandé de voir les autorités ivoiriennes pour organiser son retour dans la paix, la sérénité. C’est ce que nous avions fait mais ça traine ». Assoa Adou fait savoir que l’installation d’un Comité d’accueil pour le retour de Gbagbo obéit au retard constaté dans le traitement de ce dossier avec les autorités ivoiriennes. « Comme on dit chez moi: ‘’ c’est toi qui a ton problème qui cherche à le résoudre.  Un adage agni dit : ‘’ celui qui veut grimper à l’arbre on le pousse, si tu es assis que tu ne fais rien, on ne fera rien non plus pour toi’’. Donc tu dois te lever pour dire que je veux régler mon problème. Et pour régler son problème, en accord avec le président Laurent Gbagbo, il a demandé d’organiser son retour en Côte d’Ivoire ». Assoa Adou affirme que cette initiative prise par son parti n’est en rien une épreuve de force engagée contre les autorités ivoiriennes. « Les gens pensent qu’on veut faire une épreuve de force, qu’on veut forcer les choses, non ! Le président Laurent Gbagbo a dit négociez avec le gouvernement pour que je rentre tranquillement en Côte d’Ivoire pour que ce soit la joie pour tous ceux qui aiment la paix, la réconciliation ». Selon Assoa Adou, depuis que Laurent Gbagbo a exprimé le désir de rentrer en Côte d’Ivoire, après son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI), leur démarche s’inscrit dans le cadre d’une loi votée en 2005 concernant le statut des anciens chefs d'Etat et présidents d’institutions dont a déjà bénéficié les présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara. « C’est ce que nous avons fait, mais nous l’avons fait par rapport à une loi qui a été votée en 2005 pour les avantages des anciens chefs d'Etat et présidents d’institutions. (…) Les présidents Bédié, Ouattara, les présidents d’institutions ont bénéficié des avantages de cette loi. C’est grâce à Gbagbo ». Pourquoi Dr Assoa Adou fait-il allusion à cette loi ? Sans doute parce que cette loi donne un certain nombre d'avantages à ceux qui sont concernés. Laurent Gbagbo l'a d'ailleurs précisé dans le communiqué de presse signé, le 5 décembre 2020, par l'entremise de son avocate, Me Habiba Touré, suite à l'octroi de ses deux passeports par les autorités ivoiriennes. A savoir qu'il veut mener les démarches de son retour avec le gouvernement ivoirien conformément à son statut d'ancien chef d'Etat. En tout le Secrétaire général du parti de Gbagbo, laisse croire implicitement que les négociations dans la mise en œuvre de cette loi par rapport au retour de l’ancien président coincent. Il précisera sa pensée à travers une révélation. « Donc quand nous partons voir les autorités ivoiriennes ce n’est pas pour traiter, mais c’est de leur dire d’appliquer ce qui est juste. Comme ils prennent du temps, parce qu’ils ont beaucoup d’occupations, Gbagbo viendra, si c’est un ‘’woroworo’’ on prendra le ‘’woroworo’’ pour aller le chercher à l’aéroport », a révéler Assoa Adou, en précisant que c’est le but de leur démarche concernant le dossier du retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire.

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