Troisième journée du procès de Soro : le nom de l'ancien chef d'État-major de Ouattara cité

Angeyeo12

Troisième journée du procès de Soro Guillaume et de 19 de ses proches ce jeudi 27 mai 2021. À cette audience, le nom du général Diomandé Vagondo, anciennement chef d'État-major particulier du président de la République et actuel ministre de la sécurité a été cité quant à la provenance des armes censés être utilisées pour un coup d'État.

La justice ivoirienne accuse Soro Guillaume et 19 de ses proches d'avoir planifié une " insurrection". Les pro- Soro préparaient un complot en deux parties : d’abord, une opération de communication à l’étranger pour jeter le discrédit sur le régime ivoirien, puis une insurrection civile et militaire, a affirmé le procureur de la République d’Abidjan Richard Adou lors d’une conférence de presse.

Ces accusations s’appuient en particulier sur un enregistrement sonore sur lequel on entend deux hommes dialoguer, dont M. Soro.

Selon M. Adou, des armes ont aussi été découvertes lors de perquisitions. Une cinquantaine de kalachnikovs dont une partie a été transportée du siège du GPS à Abidjan vers une résidence de M. Soro à Assinie pour les jeter dans l'eau. C’était le 23 décembre 2019, date à laquelle Guillaume Soro devait rentrer en Côte d'Ivoire, mais l'avion qui le ramenait de Paris avait finalement été dérouté vers le Ghana.

" Pour lui, ce sera la prison. Il n’y a aucun doute là-dessus. Il mérite la prison à perpétuité pour ce qu’il a fait ", a déclaré le président ivoirien. Poursuivant : "Après les mutineries de 2017, on a trouvé des tonnes d’armes chez lui. Puis nous en avons trouvé au siège de son parti. En quoi un président de l’Assemblée nationale a-t-il besoin d’avoir des lance-roquettes au siège de son parti ? Il y avait une organisation en vue d’effectuer un coup d’État".

Lors du procès du clan Soro ce jeudi 27 mai 2021, le chef de la garde rapprochée de l'ex président de l'Assemblée nationale a révélé avoir reçu les armes trouvées au siège du GPS et dans la lagune, des mains du général Diomandé Vagondo depuis le golf.

" Est-ce des armes de guerre ou c’est juste pour chasser des oisillons ? " , a interrogé le président du Tribunal. " C'est au Golf Hôtel que le général Vagondo nous a remis ces armes. Il est là, vous pouvez lui demander ", a repondu le Commandant Jean-Baptiste Kassé Kouamé.

"J’étais à la résidence du président Soro quand j’ai été appelé qu’il y avait des troubles au bureau annexe du président. J’avais été aussi surpris que la résidence de M. Soro était encerclée par des policiers. On a aussi constaté que des hommes encagoulés sautaient la clôture du bureau annexe... Comme nous devions partir, j’avais peur qu’on puisse prendre ces armes... On arrêtait les gens à gauche à droite, je ne savais pas quoi faire... Alors troublé, j’ai eu juste le temps de dire à mes éléments d’aller jeter ces armes à la lagune pour les détruire afin qu’on ne vienne pas les utiliser contre nous. ", a-t-il témoigné.

Ces révélations mettent sérieusement en cause la thèse du coup d'État.

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