Mort d’Idriss Déby : Coup d’État militaire ou révolution de palais, les choses se précisent !

ThéodoreKoffiSinzé

Fin de règne tragique

Idriss Déby, en route pour le 6e mandat, frappé par un sort impitoyable (Photos Web)

Les dernières nouvelles qui nous parviennent du Tchad laissent penser que contrairement aux affirmations de l’état-major de l’armée tchadienne, le Président-Maréchal, Idriss Déby Itno n’a pas succombé à des blessures de guerre, dans la matinée d’hier, mardi 20 avril 2021. Selon des sources de l’Agence France presse (Afp) à N’Djamena (capitale du Tchad), le Président Tchadien aurait reçu deux balles dans le dos. Ces tirs proviendraient de ses propres militaires. Le communiqué officiel lu à la télévision nationale indiquait pourtant qu’Idriss Déby aurait succombé d’une blessure au front, alors qu’il guerroyait  sur le champ de bataille contre la rébellion du Front pour l'alternance et la cohésion au Tchad (Fact) . Ainsi, et selon les sources de l'Afp sur place, le Maréchal-Président aurait été abattu par ses propres hommes. Il s’agirait donc d’un putsch militaire, à tout le moins, une révolution de palais.

L'histoire semble se répéter !

Le fils entouré des membres du Cmt, succède au père

A preuve, ce qui se passe actuellement au Tchad a tout l’air d’une duplication du drame ayant secoué la République démocratique du Congo (Rdc) en 2001. Laurent-Désiré Kabila, le chef de la rébellion devenu Président de la République de ce pays d’Afrique central a été abattu, au début d’après-midi du 16 janvier 2001, dans des circonstances jamais élucidées à ce jour. Toujours est-il que c’est son fils, Josef Kabila qui le succèda, le 16 janvier 2001. Dans la pure tradition monarchique! L’histoire bégaie et cette fois-ci, les choses se déroulent au Tchad, un autre pays d'Afrique centrale. Idriss Déby Itno tué, c’est son fils, Mahamat Idriss Déby Itno, chef de la garde républicaine, chargé de la sécurité du Président et des hautes personnalités du pays qui prend le pouvoir. Il est à la tête d’un « Conseil militaire de transition » de 15 membres, tous des hauts gradés de l’armée tchadienne.

La rébellion menace toujours

La rébellion du Fact, toujours aussi déterminée

Comme pour marquer son territoire et afin que nul n’en ignore à ses risques et périls, ce qui s’apparente à une junte au pouvoir à N’Djamena a posé comme premier acte majeur, la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Les militaires auront ainsi les coudées franches pour mener le navire Tchad là où ils voudront…Alors même que la rébellion est aux portes de la capitale.

Théodore Sinzé

 

ThéodoreKoffiSinzé contact@operanewshub.com