Accusé de déstabilisation : un proche de Soro Guillaume transféré à la prison de Dimbokro

Pierre_Lemauvais

Ali Bangolo. C'est son pseudonyme. C'est un proche de Guillaume Soro, président de Générations des Peuples Solidaires (GPS). Soupçonné de vouloir renverser les Institutions de la République, Ali Bangolo, comme l'appellent ses codétenus, est dans les liens de la détention préventive à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA) depuis le mois de Novembre 2020 après un passage à la Direction de la Surveillance territoriale (Dst).

Mais ce mardi 18 mai, contre toute attente, aux environs de 20 heures, à la surprise de ses camarades prisonniers, Ali Bangolo, a été extrait de sa cellule par les gardes pénitentiaires pour être conduit nuitamment à la prison civile de Dimbokro, l'une des plus difficiles du pays. Y a t-il des éléments nouveaux dans l'enquête qui nécessite qu'on déplace le prévenu d'une prison à une autre ? Alors que le procès de Guillaume Soro et tous ses proches soupçonnés d'atteinte à la sûreté de l'État s'est ouvert ce mercredi au Tribunal Criminel d'Abidjan, pourquoi éloigner Ali Bangolo qui se trouve dans la même situation que ses codétenus ? Autant de questions sans réponses.

Cependant, ce qui convient de noter, c'est que le procès tant attendu par les Ivoiriens, impliquant une vingtaine de personnes, civiles comme militaires, toutes proches de l'ancien premier ministre ivoirien, Guillaume Kigbafori Soro a débuté ce mercredi à Abidjan. Alain Lobognon, Soul To Soul, Felicien Sekongo, Soro Simon, le jeune frère de Guillaume Soro et bien d'autres ont tous répondu à la convocation de la justice malgré les entraves judiciaires soulevées par la défense.

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