La Côte-d'Ivoire sous Gbagbo et le Mali sous Goïta, similitudes et différences

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Laurent Gbagbo( à gauche) et Assimi Goïta


Un territoire occupé par des bandes armées, des autorités qui revendiquent la souveraineté et la révision de certains accords avec la France, des pressions internationales sous la houlette de la France, des sanctions internationales contre le pays, des manifestations de masses pour soutenir le régime en place. La situation actuelle du Mali rappelle bien celle qu'a connue la Côte d'Ivoire de 2002 à 2010. 

A part le fait qu'en Côte d'Ivoire, on avait un régime civil issu d'élections et qu'au Mali, on a un régime militaro-civil issu d'un coup d'Etat, les caractéristiques sont identiques ou presque.

Hier, le pays gouverné alors par Laurent Gbagbo faisait face à une rébellion armée qui s'était installée après une tentative de coup d'Etat. L'armée Française s'était installée entre les rebelles et l'armée nationale. Et les autorités d'Abidjan n´avaient pas accès à la partie centre, ouest et nord du pays.

Aujourd'hui, le pays dirigé par le colonel Assimi Goïta est aux prises avec des groupes djihadistes. Ceux-ci occupent des pans entiers dans le centre et le Nord du Mali. La France y a déployé des soldats dont le but était de combattre ces groupes terroristes. Et les autorités de Bamako n´ont pas accès à ces zones occupées par les djihadistes. 

Hier,la CEDEAO, la France et ses alliés occidentaux mettaient la pression à Laurent Gbagbo pour organiser des élections alors que les rebelles n´avaient pas désarmé. 

Aujourd'hui les mêmes acteurs mettent la pression à Assimi Goïta pour organiser des élections alors que les groupes terroristes sont toujours présents. 

Hier,les autorités d'Abidjan parlaient de réfondation. Aujourd'hui, celles de Bamako utilisent le même concept.

Hier, en Côte-d'Ivoire, quand Abidjan avait cédé aux pressions pour organiser les élections et qu'elles ont débouché sur un contentieux,des sanctions lui avaient été imposées: fermeture des banques françaises, gel des avoirs du pays dans les institutions financières sous-régionales etc

Aujourd'hui, pour inciter aux élections, des sanctions sont imposées au Mali. 

Mais si hier la France avait réussi à convaincre tous les membres permanents de l'ONU à voter une résolutions pour autoriser une intervention militaire internationale en Côte-d'Ivoire, aujourd'hui, pour le Mali, la Russie et la Chine ont dit non. 

Hier, Laurent Gbagbo avait cédé aux pressions et avait organisé des élections qui ont débouché sur une grave crise. Aujourd'hui, Assimi Goïta va-t-il lui aussi cédé aux pressions? A demain appartient la réponse.

Dan Opéli

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