Fonctionnaires et agents de l'État/voici comment désormais on vous a à l'oeil

SRANKPA

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Qu'il semble bien loin l'époque où les fonctionnaires et agents de l'État de Côte d'Ivoire, tous corps confondus pouvaient se livrer à des impairs et manquements graves dans l'exercice de leur fonction sans craindre la moindre sanction de la part de la hiérarchie. Dans une école primaire, un instituteur pouvait fouler au pieds l'interdiction du châtiment corporel et battre à sang un écolier sans que cela ne soit su que des seuls parents et autres élèves de la classe. Un cargo de gendarmes ou de militaires pouvait prendre en otage tout un quartier et bastonner indistinctement tous ceux qui avaient le malheur de croiser leur chemin au motif qu'un des leurs aurait été pris à parti par des jeunes riverains. Dans nos hôpitaux mouroirs, des sages-femmes pouvaient refuser d'être sages et déverser des tonnes d'injures sur une femme en travail sans pour autant lui apporter l'assistance nécessaire. Cette dernière pouvait impunément perdre la vie et comme on le dit de façon triviale en Côte d'Ivoire "ça n'allait pas quelque part". Les exemples sont légion et dans tous les secteurs du public.

Dans bien des cas énumérés ci-haut, les scandales et les drames provoqués ne franchissaient guère la porte du premier responsable de l'agent mis en cause sans oublier que ce responsable pouvait lui même être impliqué. À défaut d'étouffer complètement l'affaire bien souvent au détriment des victimes, on privilégiait les règlements à l'amiable qui n'empêchaient pas une récidive. Combien sommes-nous à ne pas avoir subi de frustration de la part d'employés de l'administration publique peu ou pas du tout professionnels et dépourvus de toute conscience professionnelle ?

Aujourd'hui la donne a véritablement changé avec l'avènement des réseaux sociaux tels Facebook, Instagram, WhatsApp, Tweeter et autres, grâce auxquels le moindre écart est diffusé et relayé à la minute prêt dans tout le pays. Toute la population aurait-elle été informée du décès de Dame Abiba le 06 Mai dernier à l'hôpital d'Adzopé et les sanctions sues de tous seraient-elles tombées si l'information n'avait pas été portée sur les réseaux ? La bavures des élèves gendarmes à Adjamé il y a un peu plus d'une semaine aurait-elle eu le même retentissement sans les smartphones et les réseaux sociaux ? Bien avant cela, le couple Moro qui a perdu ses jumeaux au CHU de Cocody au mois d'avril a dû utiliser son téléphone et ces mêmes canaux pour raconter son drame. La suite on la connait.

Au vu de tout ceci, il est clair que désormais le premiers censeurs et contrôleurs des fonctionnaires et agents de l'État de Côte d'Ivoire ne sont ni plus ni moins que le téléphone portable et les réseaux sociaux. Désormais les caméras et les enregistreurs des smartphones sont activés, guettant la moindre bourde, le moindre écart de language, le moindre manquement aux règles et à la déontologie qui régissent les fonctions publiques. Les sanctions aussi comme une épée de Damoclès pèsent sur les têtes. Gare à ceux qui se feront prendre.

SRANKPAWA BOUAKE Vdi2105211945

Photos: Internet

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