Burkina Faso : Africa Intelligence révèle comment la France se préparait au coup d'État

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Selon un article du confrère Africa Intelligence publié sur son site ce mardi 25 janvier 2022, la France anticipait depuis septembre 2021, une tentative de putsch comme celle qui s'est déroulée, les 23 et 24 janvier 2022, à Ouagadougou, et était depuis des mois en alerte maximale. Toute la journée de dimanche, Paris a gardé le contact avec le président Kaboré, à qui elle a même proposé une exfiltration d'urgence.

Africa Intelligence, révèle que la France aurait proposé à l'ex Président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré son exfiltration du pays. À en croire cette source, Paris au travers d'une unité de forces spéciales françaises basées au Burkina Faso, mise en alertes sur les mouvements des putschistes aurait suggéré l'ancien président Roch Marc Christian Kaboré son exfiltration du pays. « Un peu avant 10 h du matin (dimanche, Ndlr), les forces spéciales françaises de la task force Sabre, dont le quartier général est situé au Burkina, ont été mises en alerte. Dix heures plus tard, alors que les mutins se trouvaient non loin de la résidence privée du président burkinabè, dans le quartier de la Patte d'Oie, à Ouagadougou, Paris lui a proposé une exfiltration d'urgence » a révélé le confrère français.

Et d'indiquer que bien auparavant un scénario a été préparé et planifié depuis des semaines face à la menace des hommes en arme et même selon Africa Intelligence que des pays voisins pour sa chute ont été soumis. Aux dires de notre source, l'ex-président aurait rejeté l'offre. « Un scénario qui avait été préparé et planifié dans les semaines passées en cas de prise effective du pouvoir par les armes. Plusieurs points de chute dans les pays voisins avaient été étudiés pour mettre à l'abri le président, mais ce dernier a refusé d'être exfiltré par Paris » a fait savoir Africa Intelligence.

Puis de souligner que malgré son refus, le Président Roch Marc Christian Kaboré et la France étaient toujours en contact avant de perdre définitivement ses traces : « Malgré cette fin de non-recevoir, la diplomatie française est restée en contact étroit avec le chef de l'Etat burkinabé jusque tard dans la soirée du 23 janvier, et ce n'est que vers minuit que le contact a été définitivement coupé et que Paris a également perdu la localisation de Kaboré ».

Pour rappel, Marc Christian Roch Kaboré, à la tête du Burkina Faso depuis 2015, a été renversé, lundi 24 janvier 2022, par des soldats mutins pour ne pas avoir pu empêcher la descente aux enfers de son pays miné par la violence jihadiste. Les soldats venus au nom du nouvel homme fort du Faso, Lieutenant colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba à la télévision du Burkina Faso, la RTB, ont prononcé le discours de sa prise du pouvoir.

Pour marquer sa prise du pouvoir au Burkina Faso son pays, le Lieutenant Colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, par ailleurs dirigeant du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) a déjà pris un certain nombre de mesures sécuritaires : la suspension de la Constitution du Faso, la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée nationale, la fermeture des frontières terrestres et aériennes jusqu'à nouvel ordre et un couvre-feu est également instauré sur toute l'étendue du Burkina Faso de 21h à 5h du matin.

La Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) n'a pas perdu le temps pour réagir sur cette crise. Dans un communiqué rendu public ce mardi 25 janvier 2022, l'organisation sous-régionale se dit outrée par ce coup de force des mutins qui marquerait un recul démocratique pour le pays des Hommes intègres. Aussi, la CEDEAO a annoncé un sommet dans les prochains jours pour examiner la situation. De son côté, Emmanuel Macron, président Français a déclaré que « Nous sommes aux côtés de l'organisation régionale qu'est la CEDEAO pour condamner ce coup d'État militaire ».


Yannick_LAHOUA

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