Dabou : après une coupure de courant, il bat sa mère, l'accusant de l'avoir plongé dans le noir

LouisCésarBANCE


Madame Memel, une mère de 60 ans, domiciliée à Jacqueville, a porté plainte contre Christian, son fils de 29 ans pour l'avoir battue à cause d'une coupure soudaine d'électricité due à une expiration des unités de la carte prépayée CIE. La maman et son fils se sont retrouvés à la barre du tribunal de Dabou ce matin pour s'expliquer devant les magistrats. Interrogée sur son intention de maintenir sa plainte, la mère a dit "oui" en argumentant :

- C'est mon enfant. J'ai porté plainte contre lui parce qu'il me frappe tout le temps. Il me frappe avec des coups de poing. La dernière fois il m'a frappée parce que le courant est fini, m'accusant de l'avoir plongé dans l'obscurité. Il m'a frappée en voulant m'étrangler, et sans l'aide des voisins il m'aurait peut-être tuée.


Après la mère, c'est au tour du témoin de passer à la barre. C'est un homme d'environ 75 ans aux cheveux blancs qui prend la parole :

- La plaignante est ma nièce. Je suis au courant de ce qui se passe. Christian a trop frappé sa maman. Mais son problème, c'est la drogue.


Se plaçant à son tour devant le juge, le prévenu ne nie pas les faits à lui reprochés même s'il essaie de les atténuer en disant :

- Ma maman dit que je la frappe mais elle n'a jamais reçu de blessures. On se chamaille, elle et moi, depuis.

- À 18 ans, on est majeure, a répliqué la présidente du jury, intransigeante. À cet âge, on se doit de quitter la maison familiale. C'est par humanisme que vos parents s'occupent de vous quand vous êtes âgés et traîné encore chez eux. Vous n'avez aucune excuse. Laissez-la tranquille et prenez votre indépendance ! À votre âge, ce n'est pas à elle de vous biberonner, c'est plutôt à vous de prendre soin d'elle en payant notamment les cartes prépayés de l'électricité. Madame Memel, voulez-vous vous constituer partie civile et dites-nous combien vous demandez comme amende au prévenu au cas où vous en voulez pour les supplices que vous avez subis.

- Madame la juge, je ne veux pas de son argent, a répondu la mère. Plusieurs fois je l'ai invité à l'église mais il ne veut pas. Tout ce que je souhaite, c'est sa conversion. Mais je veux qu'il soit puni.


Au cours du réquisitoire de madame la procureure, nous apprenons que Christian a été récemment condamné pour viol et a été libéré le 8 Août 2021 à la faveur de la grâce présidentielle du chef de l'État Alassane Ouattara. Ce jeudi 26 Août, pour des faits de coups et blessures volontaires sur sa mère, le tribunal de Dabou l'a condamné à 12 mois de prison ferme en le priant de s'assagir durant sa détention.


Louis-César BANCÉ

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