L’émotion, le deuxième mal des ivoiriens

FredericGneze

      Le deuxième démon, lié à celui de la haine de la vérité est par voie de conséquence le règne de l’émotion, la passion exacerbée qui barre la route au raisonnement, à la réflexion. Commençons par le camp Ouattara. Les militants, assis sur le trône de l’émotion, se refusent à croire et à accepter que la CPI a acquitté Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Pour eux, pas question de réfléchir, par tous les moyens, il faut empêcher L’ex chef de l’Etat de mettre les pieds en Côte d’Ivoire, au risque de mettre le président Ouattara mal à l’aise.

      Ils ne se posent pas cette question essentielle : si la CPI jugeait les éléments de notre camp, avec toutes les vidéos amassées durant cette crise post-électorale, nous pourrions-nous nous en sortir ? Ils oublient que beaucoup de témoins à charge s’étaient pratiquement ridiculisés à la CPI, au moment même où il fallait faire tomber Laurent Gbagbo. Ce manque de raison est lié à l’émotion qui les oblige à voir Gbagbo comme l’unique responsable des 3000 morts.

      Peut-on absoudre les pro-Gbagbo et les GORs ? Evidemment que NON !La passion, l’émotion, ces deux dispositions meurtrières de la faculté humaine les tiennent ; beaucoup d’entre eux meurent de voir le pouvoir Ouattara subir un coup d'état parce qu’il est, selon leur émotion aveuglante, le mal de la Côte d’Ivoire. Peut-on ainsi s’en sortir ? Quelle nation veut-on ainsi bâtir ? Fait majeur à signaler, tous ces militants dont la plupart sont des semi analphabètes, ils sont encouragés, à travers des discours propagandistes, à la culture de la haine. Il y en a qui ont eu des promotions au sein de leurs partis respectifs parce qu’ils ont été les plus zélés sur des barricades à un moment donné de leurs luttes. Pauvre Côte d’Ivoire, yako ! Le dernier démon, c'est la mauvaise foi qui saupoudre savamment tout cela.

          Frederic GNEZE

 

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